Dakar, 10 mars (SL-INFO) – Il fut conseiller juridique du secrétariat des Nations unies sous Kofi Annan et Ban Ki-Moon. Dans un entretien paru ce lundi dans L’Observateur, Ousmane Kane analyse l’initiative burundaise de porter la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU. D’abord, il rappelle «une règle simple du système [onusien] : une candidature au poste de secrétaire général doit être présentée par un État membre, mais cet État n’est pas nécessairement le pays d’origine du candidat».

Ce qui importait, «sur le plan procédural, est que la candidature soit officiellement transmise au président de l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité, relève Ousmane Kane. Dans ce contexte, le fait que le Burundi ait pris l’initiative de déposer la candidature de l’ancien Président Macky Sall peut être interprété comme une démarche diplomatique pragmatique visant à inscrire formellement cette candidature dans le processus onusien».

Pour le juriste international, «cette initiative semble révéler l’émergence d’une dynamique diplomatique africaine autour de cette candidature. À ce stade, Macky Sall apparaît comme le seul candidat africain clairement positionné, ce qui, progressivement, le place dans une position de point de ralliement pour plusieurs pays du continent».

Cependant, signale l’ancien conseiller de Kofi Annan et de Ban Ki-Moon, «reste deux questions essentielles : la position que prendra le Sénégal et la capacité des autres pays africains à se rassembler autour de cette candidature».

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