Dakar, 06 Mai (SL-INFO) – La région de Casamance, particulièrement exposée aux effets du changement climatique, à l’érosion côtière, à la montée des eaux et à la fragilisation des écosystèmes, bénéficie depuis trois ans du projet SEDAD financé par le gouvernement du Canada et mis en œuvre par le CEGEP de la GASPESIE et des iles.
La visite officielle du ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, aux côtés de la directrice générale du CEGEP de la GASPESIE et des iles, Yolaine Arsenau, et de la cheffe de la coopération de l’ambassade du Canada à Dakar, Caroline Albert, a mis en évidence l’impact concret du projet SEDAD dans la lutte contre le changement climatique dans la région méridionale.
Des réponses concrètes aux défis climatiques
Le projet, doté de 15 millions de dollars canadiens, a permis de développer des infrastructures adaptées aux réalités locales : réalisation d’épis maltais à la pointe Saint-Georges pour freiner l’érosion côtière ; fourniture de vedettes maritimes pour renforcer la surveillance des aires marines protégées et préserver la biodiversité ; réalisation d’une unité de transformation des femmes pour favoriser l’autonomie économique et réduire la vulnérabilité sociale ; réfection et remise à niveau du quai de pêche d’Élinkine équipé d’une chambre froide pour améliorer la conservation des produits halieutiques face aux aléas climatiques.
Pour le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, ces réalisations traduisent une approche intégrée où protection de l’environnement et développement économique se complètent.
L’approche canadienne : durabilité et leadership communautaire
La cheffe de la coopération à l’ambassade du Canada a rappelé que l’intervention canadienne vise à outiller les communautés pour affronter l’avenir. « Ce projet illustre l’approche canadienne qui aligne développement durable, insertion économique et préservation des écosystèmes, tout en renforçant le leadership communautaire ».
Cette stratégie, selon Caroline Albert, permet aux autochtones de s’approprier les projets et de devenir des acteurs de leur adaptation au climat.
La responsabilité partagée
Le ministre Abdourahmane Diouf a salué les résultats obtenus tout en insistant sur la nécessité de prolonger cette dynamique. « La coopération bilatérale a montré des résultats importants. Mais il revient aussi au gouvernement et aux collectivités locales de poursuivre et de compléter ces efforts. Les populations doivent rester au cœur de nos actions ». De plus, cette coopération va se tourner vers l’avenir.
Pour le ministre de l’Environnement, la clôture du projet SEDAD n’est pas une fin, mais le début d’une nouvelle phase. Les infrastructures mises en place et la formation des communautés constituent un socle solide pour bâtir une Casamance plus résiliente face aux défis climatiques


