Dakar, 11 sept (SL-INFO) – Le directeur général de la Société africaine de raffinage (SAR), Mamadou Abib Diop, est monté au créneau pour répondre aux accusations portées par certains syndicalistes contre sa gestion. Invité sur la RFM, il a notamment réfuté les accusations de recrutements complaisants et dénoncé des pratiques qu’il affirme avoir trouvées à son arrivée et auxquelles il dit avoir mis fin.
Revenant sur un meeting organisé à Mbacké, qu’il qualifie de « grand succès », le DG de la SAR explique avoir été surpris par la publication, le lendemain, d’un communiqué syndical. Une situation qui, selon lui, suscite des interrogations : « J’ai fait un meeting à Mbacké qui a réussi avec beaucoup de succès. Le lendemain, lorsque j’ai mis la vidéo, j’ai vu un communiqué et ça mérite des interrogations », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM.
« Le recrutement est une prérogative du directeur général »
Mamadou Abib Diop a également tenu à rappeler les prérogatives respectives des délégués du personnel et de la direction générale en matière de recrutement : « Un délégué du personnel doit connaître ses prérogatives. Le recrutement est une prérogative du directeur général », a-t-il martelé.
Répondant aux accusations selon lesquelles il aurait recruté ses proches, le responsable de la SAR rejette catégoriquement ces allégations : « Ce que les syndicalistes insinuent, en disant que j’ai recruté mes amis, ce n’est pas la vérité », a-t-il soutenu, affirmant avoir lui-même trouvé, à son arrivée, des situations familiales héritées de la précédente gestion.
Un délégué du personnel dans son viseur
Le DG de la SAR s’est ensuite attaqué à ce qu’il considère comme un manque d’objectivité de certains délégués du personnel. Selon lui, ces derniers seraient divisés et certains adopteraient une attitude particulièrement virulente.
Sans citer nommément le délégué concerné, Mamadou Abib Diop a évoqué le cas d’un représentant du personnel dont le recrutement serait, selon lui, sujet à caution.
Il affirme que le poste occupé par ce délégué avait été obtenu à l’issue d’un concours dont la limite d’âge était fixée à 25 ans. Or, à l’en croire, l’intéressé avait 32 ans au moment du concours : « Lorsqu’il faisait ce concours, l’âge limite était de 25 ans et lorsqu’il l’a passé, il avait 32 ans. Il n’avait pas rempli les conditions. Mais à l’époque, le DG habitait dans la même localité que lui, il lui avait fait une dérogation. On l’avait repêché et il était le dernier », a-t-il affirmé.
Une manière, pour Mamadou Abib Diop, de répliquer aux critiques formulées aujourd’hui par ce délégué sur la politique de recrutement de l’actuelle direction.
« Personne ne me fait du chantage »
Le directeur général de la SAR assure par ailleurs qu’il ne compte pas céder à ce qu’il qualifie de « chantage » : « Moi, personne ne me fait du chantage en tant que DG. J’ai trouvé des pratiques et je les ai arrêtées », a-t-il déclaré.
Mamadou Abib Diop revendique également plusieurs réalisations internes et met en avant les performances financières de la société : « J’ai fait beaucoup de promotions internes. J’ai fait un bénéfice record. Qui aurait pensé que la SAR aurait ces bénéfices ? », s’est-il interrogé.
Face aux tensions avec une partie des représentants du personnel, le DG annonce vouloir maintenir une ligne ferme : « Je vais rester très ferme. Je n’accepte pas les chantages. »
Des réunions mensuelles avec les représentants du personnel
Mamadou Abib Diop rappelle toutefois que des cadres de dialogue existent au sein de la SAR. Selon lui, des réunions sont organisées à la fin de chaque mois afin de discuter des préoccupations des travailleurs.
Il regrette cependant que certains délégués aient refusé de poursuivre les échanges avec le directeur des Ressources humaines : « On a, chaque fin du mois, des réunions pour discuter. Ils n’ont pas accepté de parler avec le DRH, et la loi me le permet », a-t-il conclu.
Cette sortie intervient alors que les relations entre la direction générale de la SAR et certains représentants du personnel restent marquées par de fortes tensions.
