Dakar, 24 sept (SL-INFO) – Le Sénégal est confronté à un déficit énergétique sans précédent qui contraint la Senelec à procéder à des délestages tournants. Dans une tribune publiée ce jour, l’ancien ministre de l’Énergie Thierno Alassane Sall dresse un constat critique de la situation, dénonçant des choix de gestion politiques et rejetant la thèse du sabotage.

Selon le leader  politique, le Sénégal a basculé de sa position d’exportateur d’électricité en 2023 à celle d’importateur net en 2026, dépendant désormais de la Guinée à hauteur de 200 MW. Un apport qui ne suffit pas à combler un déficit qu’il juge supérieur aux niveaux historiques de la crise de 2011.

L’analyse de l’opposant met en lumière une iniquité dans la répartition des délestages selon les zones géographiques, affirmant que Dakar et ses banlieues sont préservées au détriment de villes comme Thiès ou d’autres localités de l’intérieur, soumises à des coupures plus fréquentes. Par ailleurs, il souligne le coût financier lourd lié au fonctionnement de la centrale de West African Energy au Diesel Oil (DO) au lieu du gaz, qui génère selon ses chiffres une facture quotidienne d’un milliard de francs CFA pour son approvisionnement par camion-citerne.

Thierno Alassane Sall annonce une prochaine prise de parole consacrée aux décisions politiques ayant mené à ce déficit, dans un contexte de canicule particulièrement éprouvant pour les ménages et les entreprises.

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