Dakar, 28 sept (SL-INFO) – Reug Reug et ses deux complices présumés, son oncle A. B. Ndiaye et le nommé D. Faye, filent droit vers l’instruction. Seneweb qui donne l’information, précise que le trio sera déféré au parquet financier, ce lundi, pour association de malfaiteurs et contrefaçon de signes monétaires ayant cours légal et blanchiment de capitaux.

D’après L’Observateur, Ndiaye a tenté face aux enquêteurs de la brigade de recherches de Faidherbe, en charge de l’affaire, de laver son neveu en affirmant être le seul propriétaire du près d’un milliard de francs CFA en billets noirs de 100 dollars saisis. Le journal ajoute que Faye, de son côté, a admis avoir reçu la fausse monnaie d’un promoteur influent, recherché par les gendarmes. Le lutteur, par contre, signale la même source, a nié les faits lors de son audition.

Le quotidien d’information rejoue l’interrogatoire : «Lors de son premier face-à-face avec les enquêteurs, le lutteur tente de sauver sa peau. Il joue la carte de l’ignorance. Oui, il a convoyé un carton à bord d’une Mazda jusqu’à l’appartement des Maristes. Oui, il l’a remis à son oncle. Mais, il jure n’avoir jamais ouvert ce carton et ignorer qu’il contenait des coupures de billets noirs de 100 dollars. Il [défend] l’a reçu fermé, scellé.»

L’Observateur poursuit : «Les gendarmes l’écoutent puis passent à l’attaque. Pourquoi est-il resté dans l’appartement [aux Maristes, où le carton de faux billets a été déposé] ? Pourquoi n’est-il pas parti quand il a vu que les discussions portaient sur le lavage des billets ? Pourquoi a-t-il participé aux négociations entre les faux techniciens et ses acolytes ? Pourquoi a-t-il assisté, sans broncher, aux tractations sur le partage des bénéfices, 70% pour les techniciens; 30% pour les propriétaires des billets ?»

Manifestement sonné par cette avalanches de questions, selon le quotidien d’information, «Reug Reug hésite, cherche ses mots puis lâche une explication qui laisse les enquêteurs perplexes : il est resté parce que son oncle le lui a demandé : ‘il m’a dit de rester, je suis resté. Je ne savais pas que c’était illégal’»   

D’après le récit du journal, les gendarmes ruinent cette ligne de défense en opposant au lutteur les résultats de la filature, des écoutes et des recoupements relatifs à cette affaire. «Le champion de lutte baisse la tête. Il ne nie plus. Mais il ne reconnaît pas non plus. Il reste dans un entre-deux, cet espace flou où l’on ne dit ni oui ni non, où l’on espère que le doute suffira», rapporte L’Observateur.

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