Dakar, 7 oct (SL-INFO) – Carbetocine contre l’hémorragie du post-partum au Burkina Faso, micronutriments et recrutement des sages-femmes en République démocratique du Congo (RDC), vaccination contre le papillomavirus au Sénégal. Depuis près de quatre ans, le plaidoyer de six associations de professionnels de santé commence à produire des changements concrets dans ces trois pays.

Au Burkina Faso, la Société des gynécologues et obstétriciens a notamment porté le combat contre la mortalité maternelle. Le travail mené avec ENDA Santé a contribué à faire avancer l’utilisation de la carbetocine et l’évaluation objective des pertes sanguines dans les formations sanitaires.

« Avec ENDA, nous avons appris à faire des plaidoyers efficaces, notamment contre la mortalité maternelle », témoigne le professeur Adama Ouattara, vice-président chargé de la Recherche et de l’Innovation de la société burkinabè.

En RDC, le plaidoyer a notamment accompagné l’inscription des suppléments en micronutriments sur la liste des médicaments essentiels, avec une couverture annoncée de plus d’un million de femmes. Une commission sur le recrutement des sages-femmes a également été mise en place, répondant à l’enjeu des ressources humaines en santé.

Au Sénégal, le combat se poursuit notamment autour de la vaccination contre le papillomavirus. Des avancées ont été enregistrées, mais la couverture vaccinale reste un enjeu. Parmi les questions qui alimentent le plaidoyer figure celle de la dose unique. « La problématique de la dose unique, l’adaptation de la dose unique ou pas » fait partie des sujets sur lesquels il faut encore agir, explique le Dr Papa Djibril Ndoye, directeur adjoint d’ENDA Santé.

Ces expériences montrent aussi les limites d’un plaidoyer qui ne peut s’arrêter aux premières avancées. L’enjeu est désormais de transformer les acquis en changements durables et de faire en sorte que les innovations puissent réellement bénéficier aux populations.

Pour la directrice exécutive d’ENDA Santé, elles doivent être « intégrées dans les politiques, financées, et surtout accessibles aux populations qui en ont le plus besoin ».

Du plaidoyer à la décision, puis de la décision aux pratiques : après quatre ann

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