Dakar, 16 oct (SL-INFO) – La Division spéciale de cybercriminalité (DSC) a procédé à deux interpellations dans l’affaire des documents d’état civil sénégalais obtenus par Maimouna Ba, plus connue sous le nom de Nourah. Ecrouée hier, jeudi 15 octobre 2026, la jeune femme est soupçonnée d’avoir réussi à se procurer des papiers selon lesquels elle serait née à Nguidilé, dans la région de Louga, alors que son identité fait l’objet de vérifications.

Selon Libération, les enquêteurs se sont intéressés à Ibrahima N., conseiller municipal à Niomré, désigné par la mise en cause comme étant celui qui lui aurait fourni son extrait de naissance. Entendu une première fois, il a nié les faits en bloc, assurant n’avoir jamais rencontré Nourah. Son téléphone, exploité avec son accord par la Dsc, a révélé qu’il tentait de la joindre sur WhatsApp alors qu’elle était déjà en garde à vue. Confronté à ces éléments, il est revenu sur ses déclarations lors d’un second interrogatoire.

L’élu a finalement reconnu les faits. D’après ses aveux, il aurait connu Nourah en 2023 par l’intermédiaire d’un ami nommé A. Ndiaye, alors qu’elle se trouvait au Maroc. Cette dernière lui aurait envoyé la copie de sa carte d’identité proche de l’expiration pour solliciter son aide. Il aurait ensuite transmis le dossier à un agent de l’état civil de Nguidilé, M. Fall, aujourd’hui décédé, qui lui aurait signalé que le numéro d’extrait était déjà attribué à une autre personne.

N’ayant pas d’autre possibilité que de déposer pour les audiences foraines de NGuidilé, Nourah Ba lui aurait transféré les cartes d’identités de ses parents ainsi qu’une somme de 20 000 Fcfa dont 10 000 pour les frais de dossier et le reste pour le défunt agent de l’état civil. 

Quelques jours après, M. Fall aurait reçu le volet 1 de la copie littérale au nom de Mariama Ba dite Nourah. Ibrahima N. dit ensuite avoir envoyé les documents à Dakar avant qu’ils ne soient réceptionnés par un frère de Nourah dont il ignore l’identité.

Le même jour, le chroniqueur Mamadou Cissé a été placé en garde à vue pour diffusion de fausses nouvelles affirmant lors d’une émission que Nourah Ba aurait été insultée et frappée par un policier. Le chroniqueur a ensuite soutenu avoir été induit en erreur par des personnes proches de Nourah Ba et dit être disposé à présenter des excuses publiques.

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