Dakar, 24 mars(SL-INFO) – L’espace politique sénégalais est agité par les réactions consécutives à une publication du journal britannique Financial Times. Le texte laissait entendre que l’État aurait honoré ses engagements financiers grâce à des fonds non déclarés. Face aux interpellations de figures de l’opposition, dont Abdou Mbow et Thierno Alassane Sall, un membre du gouvernement a pris la parole pour livrer les détails exacts de l’opération financière.
Le ministre de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a catégoriquement rejeté l’existence d’une dette occulte. Dans une déclaration relayée par Sud Quotidien, il a qualifié ces accusations de campagne de désinformation. Il a rappelé que le Sénégal a réglé ses échéances dans les délais impartis, contrairement aux prédictions de défaut de paiement formulées récemment par certains acteurs politiques.
Pour écarter la thèse de l’opacité, le ministre a précisé le cadre légal de la levée de fonds. Il a affirmé que toutes les opérations ont été programmées dans la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SDMT), intégrées aux lois de finances et approuvées par l’Assemblée nationale. L’intervention a surtout permis d’identifier l’outil de marché sollicité par l’État dans le cadre du plan de financement 2025 : les Total Return Swaps.
Dr Dièye a indiqué que ce mécanisme financier a été formellement porté à la connaissance des partenaires techniques, notamment le Fonds monétaire international (FMI). S’il admet que ces institutions peuvent ne pas être en phase avec les options choisies par le gouvernement, il souligne que cela n’oblige pas le Sénégal à y renoncer.
Le ministre a clôturé son propos en pointant la responsabilité d’une partie de la presse locale, accusée d’avoir repris sans vérification un article jugé orienté. Il a par la même occasion qualifié les critiques de l’opposition de récits alarmistes portés par des adversaires en manque d’arguments face à la résilience de l’économie nationale.
