Thiés, 03 mars (SL-INFO) – Face aux pressions et aux ponctions sur salaires, les syndicats d’enseignants de Thiès affichent un front uni, appelant à la dignité et à la résistance. Par la voix de SG Sirakhata Gueye, le G7 a dénoncé une stratégie d’intimidation et a réaffirmé la légitimité de son combat pour le respect des accords signés.

Le ton est ferme, le message sans équivoque. À Thiès, le G7, coalition des syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation, a publiquement dénoncé ce qu’il qualifie de « menaces voilées » et de « tentatives d’intimidation » de la part des autorités. Lors d’une déclaration lue par SG Sirakhata Gueye, le collectif a fustigé les ponctions sur salaires jugées « injustes » et le climat de pression visant, selon lui, à fracturer le corps enseignant. « Nous ne sommes ni faibles, ni isolés, ni désorganisés », a-t-il martelé, rappelant que les enseignants demeurent des « bâtisseurs de conscience » et des piliers de la Nation.

Au cœur du discours, la légitimité d’une lutte menée dans le respect du cadre légal. Exiger l’application d’accords déjà signés avec l’État, a insisté M. Gueye, « ne constitue ni un crime ni un acte de rébellion », mais relève de la défense de la dignité professionnelle. Il a lancé un appel vibrant à ses pairs à ne pas céder à la peur, affirmant avec force que ceux qui ont la charge d’éduquer la jeunesse « ne peuvent vivre à genoux ».

Abordant la question sensible des retenues sur salaire, le porte-parole a reconnu l’impact difficile sur les familles, tout en soulignant qu’un « salaire amputé ne saurait signifier une dignité diminuée ». Pour le G7, un État fort ne se mesure pas à sa capacité à sanctionner ses fonctionnaires, mais à sa volonté de privilégier le dialogue, de respecter ses engagements et de protéger l’école publique.

Le secrétaire général a également condamné les manœuvres visant à diviser le mouvement, notamment en opposant les enseignants aux parents d’élèves ou en les accusant d’un manque de patriotisme. En réponse, il a mis en lumière l’engagement quotidien et souvent invisible du corps professoral : préparation des examens, encadrement des élèves bien au-delà des horaires réglementaires, et correction de copies dans l’ombre. « Nous ne sommes pas les ennemis de l’école. Nous sommes l’école », a-t-il affirmé.

Face à cette situation, la seule réponse viable, selon le G7, réside dans l’unité, la discipline syndicale et une solidarité sans faille. « Aucune intimidation ne doit conduire à l’isolement d’un collègue », a prévenu SG Sirakhata Gueye, concluant sur une note d’espoir. Convaincu que les enseignants finissent toujours par être entendus « parce qu’ils portent l’avenir », il a exhorté la profession à rester solidaire, organisée et déterminée jusqu’à l’obtention de la justice et la préservation de leur dignité.

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