Dakar, 07 avril (SL-INFO) – L’arrivée du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, au Sénégal s’accompagne d’interpellations directes sur la gouvernance de l’instance. Le dirigeant sud-africain fait face à des demandes explicites de réformes structurelles dès l’entame de son séjour.

Dans une tribune publiée par le journal Le Quotidien, sous la plume de Mamadou Kasse, la visite du patron du football africain est présentée comme une occasion d’aborder les déséquilibres récents ayant secoué l’organisation. L’auteur s’appuie sur les relations historiques entre le Sénégal et l’Afrique du Sud, rappelant le soutien de Dakar durant la période de l’apartheid, pour appeler M. Motsepe à appliquer des principes de justice et d’équité.

Le texte dénonce une gestion de la CAF assimilée à une « holding financière » ou une « annexe de la Fifa ». Les griefs se concentrent notamment sur les actes posés avant, pendant et après la finale de la CAN 2025. Ces décisions sont décrites comme une trahison de la mission de l’organisation et une porte ouverte aux interférences politiques.

Pour répondre à la crise de confiance entre la base et le sommet, la publication avance trois pistes de refondation majeures. Il est d’abord réclamé une autonomie renforcée des différentes zones régionales (Ufoa, Cecafa, Cosafa) afin de décentraliser le développement du football. La deuxième exigence porte sur une transparence budgétaire totale, impliquant des audits systématiques et publics des fonds alloués aux infrastructures et aux compétitions locales.

Enfin, le document insiste sur la mise en place d’une commission d’arbitrage strictement indépendante, à l’abri des pressions des cadres de la confédération. Selon l’auteur, l’instance dirigeante est désormais face à un choix binaire : engager ces réformes ou s’enfoncer dans une crise de légitimité sans précédent.

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