Dakar, 16 déc (SL-INFO)  Cinq pêcheurs de Guet-Ndar ont échappé de peu à la mort. À 142 km de la côte saint-louisienne, au retour d’une journée ordinaire de pêche, le moteur de leur pirogue tombe en panne. Ils le remplacent par celui de secours. Mais près de 100 km plus tard, le deuxième engin tombe à son tour en panne. Leur pirogue dérive. Les tentatives de l’équipage pour freiner le mouvement sont vaines. Commence la galère.

Dans L’Observateur, un des rescapés, Yatma Dièye, 27 ans, raconte leurs dix-neuf jours en enfer. Ils mangeaient et buvaient une fois par jour, à 13 heures précises. Ils se nourrissaient de poissons braisés à l’aide de morceaux de bois arrachés à la pirogue. «On a tout tenté : ramer, utiliser des bouées, même envisager de se jeter à l’eau», se rappelle le témoin du quotidien d’information. Dissuadés par le froid, les naufragés restent à bord.

C’est au 18e jour que la lumière jaillit. Le réseau téléphonique commence à poindre. «Je me positionnais à l’avant de la pirogue, tenant un bâton le plus haut possible», schématise Yatma Dièye. Un message vocal envoyé à son frère, Maguinar, arrive finalement à destination. Les pêcheurs de Yoff, alertés, envoient une pirogue. C’est la délivrance.

Les cinq pêcheurs débarquent à Yoff un samedi à 17 h 30. «On était au bout du rouleau. Un jour de plus, et on allait succomber», souffle Yatma Dièye, qui signale que durant leurs 19 jours en mer, il ne cessait de penser à sa femme, épousée en juin dernier et enceinte, ainsi qu’à sa mère.

Plongé dans la torpeur et la tristesse à l’annonce de la disparition des cinq pêcheurs, Guet Ndar a vite recouvré sa flamme après avoir appris que ses fils sont sains et saufs.

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