Saint-Louis, 10 fév (SL-INFO) – Les quotidiens reçus, mardi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS), mettent en exergue la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, tué, lundi, dans les échauffourées survenues à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. 

‘’Du feu, du gaz et la…mort d’un étudiant’’, déplore Vox populi. ‘’Un mort, le chaos’’, titre L’As. ‘’Une mort de trop’’, selon Libération.

‘’L’irréparable’’ s’est produit à l’Ucad, selon L’Observateur qui fait la ‘’chronique d’une journée de fureur qui a coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba’’.

‘’La crise estudiantine a pris une tournure dramatique, hier lundi 9 février 2026, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Alors que des affrontements ont opposé étudiants et Forces de défense et de sécurité (Fds) dans plusieurs zones du Campus et sur les artères environnantes, des blessés ont été signalés et la mort d’un étudiant a été annoncée par ses camarades, plongeant la communauté universitaire dans l’émoi’’, écrit L’Obs.

‘’En quelques heures, le choc a traversé l’Ucad, pétrifiant la communauté estudiantine dans une douleur abyssale. Pourtant, Abdoulaye Bâ, la vingtaine, étudiant inscrit en deuxième année de Médecine dentaire, avait les mains tournées vers l’avenir’’, souligne le journal.

C’est le ‘’chaos total à l’Ucad’’, selon WalfQuotidien. ‘’Alors que les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar avaient observé une journée morte sans manifestation, les forces de l’ordre ont fait irruption ce lundi matin, à l’intérieur du campus, procédant à des jets massifs de gaz lacrymogènes, y compris dans les pavillons. Une situation jugée inhumaine par la communauté estudiantine, déjà éprouvée par la fermeture prolongée des restaurants universitaires et l’absence de prise en charge médicale’’, note Walf.

Selon Le Soleil, ‘’les vieux démons refont surface’’ à l’Ucad. ‘’La tension s’est aggravée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où les restaurants du campus social sont quasi fermés depuis vendredi dernier, suite aux +Journées sans tickets+ décrétées par le Collectif des amicales pour réclamer le paiement des arriérés de bourses. Hier, l’Ucad a encore connu une chaude journée marquée par l’irruption des forces de l’ordre dans le périmètre du Centre des œuvres universitaires (Coud), aux environs de 10 heures’’, constate la publication.

‘’Gaz lacrymogène, pavillons en flammes, l’Université en champ de bataille’’, affiche à la Une Sud Quotidien.

‘’Les manifestations étudiantes ont viré à de véritables scènes de guérilla, plongeant les Sénégalais dans la stupeur et l’inquiétude. Ce qui était au départ une mobilisation revendicative a rapidement dégénéré, plongeant le campus universitaire dans une situation de chaos rarement observée et suscitant stupeur et inquiétude au sein de l’opinion publique sénégalaise’’, note Sud.

Le Quotidien parle de ‘’dérapage mortel’’, soulignant que ‘’les scènes qui se sont déroulées hier lundi à l’Ucad ont marqué les esprits par leur intensité brutale’’.

‘’Des grenades lacrymogènes lancées jusque dans les résidences des étudiants, des Forces de sécurité pénétrant dans les chambres et forçant l’évacuation des personnes présentes sur les lieux, ont semé la panique et la désolation. Un étudiant, interpellé violemment par les Forces de l’ordre, a été étendu au sol, pour recevoir des soins d’urgence, tandis qu’une autre vidéo montre un jeune roué de coups de pied devant ses pairs, suscitant une vague d’indignations’’, décrit le journal.

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