Saint-Louis, 28 nov (SL-INFO) – L’exfiltration du président déchu bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, arrivé, jeudi soir, à Dakar, fait partie des sujets les plus en vue dans la livraison de vendredi de la presse quotidienne, avec la plénière de l’Assemblée nationale consacrée aux questions d’actualité au Gouvernement. 

“Vingt-quatre heures après la prise de pouvoir par des militaires, le président déchu de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, est arrivé au Sénégal, hier, jeudi, à bord d’un aéronef, ‘sain et sauf’ […]”, rapporte Le Soleil citant le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères.

Selon Sud Quotidien, cette opération d’urgence fait suite à un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au cours duquel les chefs d’Etat ont condamné “la tentative de Coup d’Etat et appelé au rétablissement de l’ordre constitutionnel”.

“Avec la bénédiction du président Bassirou Diomaye Faye, Embaló a trouvé refuge à Dakar, où il est sous protection […] de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP), unité d’élite de la Police sénégalaise”, renseigne L’Observateur.

“Les négociations conduites notamment par le président sénégalais ont porté sur la libération du président Embaló, de ses compagnons et de l’ensemble des acteurs politiques arrêtés, ainsi que sur la réouverture des frontières pour permettre l’exfiltration et l’extradition des personnes concernées, y compris les membres des missions d’observation électorale”, écrit le quotidien Source A.

Plusieurs autres publications évoquent le même sujet, dont le quotidien L’As, selon lequel les autorités sénégalaises, qui “suivent de très près la crise à Bissau, sont entrés hier en jeu” pour exfiltrer le président déchu bissau-guinéen.

Le quotidien L’info signale que cette nouvelle situation est la résultante de diligences arrêtées au terme du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), convoqué en mode virtuel pour examiner la situation en Guinée-Bissau, suite à la prise de pouvoir par des éléments de l’armée.

Les quotidiens du jour traitent également de la plénière que l’Assemblée nationale va consacrer ce vendredi aux questions d’actualité au Gouvernement, un “face-à-face brûlant au sommet de l’Etat”, selon la formule de L’Observateur.

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, se présente devant l’Assemblée nationale “sur fond de tensions et de boycott” de l’opposition parlementaire, note L’Observateur. WalfQuotidien pointe les questions sur lesquelles le chef du gouvernement est attendu, dont “la crise financière” et “les tensions sociales”.

“Pour cette deuxième séance de ‘Questions d’actualité’ de l’année, après celle du mois d’avril dernier, le chef du gouvernement répondra aux interpellations des députés sur des questions d’enjeux économiques, politiques et sociaux”, écrit Le Soleil.

“Le boycott par l’opposition de la venue du Premier ministre à l’Assemblée nationale […] est un acte politique majeur qui souligne une profonde crise de confiance […]” entre les parties concernées, avance le journal Le Quotidien.

Il ajoute que cette décision de l’opposition parlementaire “marque une rupture dans le dialogue démocratique formel”, dans un contexte caractérisé par des remous au sein du pouvoir. Sauf que le quotidien Yoor-Yoor pointe, pour sa part, “des calculs politiciens et des différends personnels qui passent avant le contrôle constitutionnel de l’exécutif”.

D’après Yoor-Yoor, du point de vue du parti Pastef au pouvoir, cette décision de boycott “illustre une fuite de responsabilités au moment où le gouvernement s’efforce de répondre aux préoccupations sociales, économiques et budgétaires des Sénégalais”.

“L’argument de la défense de l’institution ne résiste pas : l’opposition semble fuir la confrontation intellectuelle avec un Premier ministre jugé solide et précis sur les dossiers nationaux”, estime la même publication.

Les députés ayant décidé de boycotter cette séance plénière ont justifié, dans un communiqué, leur décision par le fait que c’est à l’Assemblée nationale de convoquer le gouvernement, et non l’inverse.

Ils disent aussi craindre que cette plénière, au lieu d’être “un moment de contrôle républicain”, soit détournée de sa finalité, estimant que les interventions du Premier ministre sont marquées par “des attaques” et des ”insinuations” qui “transforment l’hémicycle en scène de confrontation partisane”.

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