Saint-Louis, 27 nov (SL-INFO) – La décision de l’opposition parlementaire de ne pas participer à la plénière de l’Assemblée nationale consacrée vendredi aux questions d’actualité au gouvernement résume le menu des quotidiens parvenus jeudi à SL-INFO.
“L’opposition refuse la confrontation avec Sonko”, affiche le quotidien L’info, en allusion à la décision des députés non-inscrits et ceux du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal (TWS) de ne pas participer à cette plénière de l’Assemblée nationale.
Les députés concernés, représentés par Aissata Tall Sall (présidente de TWS) et Anta Babacar Ngom (représentante des non-inscrits), font valoir que c’est à l’Assemblée nationale de “convoquer le gouvernement, et non l’inverse”, écrit L’info.
Ils disent aussi craindre que cette plénière, au lieu d’être “un moment de contrôle républicain”, soit détournée de sa finalité, indique le même journal. L’opposition refuse de cautionner cela, insiste Source A, en citant les députés boycotteurs qui pointent la nature des interventions du Premier ministre, les considérant comme marquées par “des attaques”.
Le même argument, selon lequel les “attaques et insinuations” du chef du gouvernement “transforment l’hémicycle en scène de confrontation partisane”, sont relayés par d’autres quotidiens dont Les Echos.
“L’opposition boycotte Sonko” : c’est le titre que plusieurs autres quotidiens mettent en exergue, parmi lesquels L’As, lequel revient à son tour sur les raisons avancées par le groupe Takku Wallu et une partie des non-inscrits pour justifier leur décision de boycotter cette plénière.
Selon L’As, ces députés disent “refuser que l’Assemblée nationale soit à la remorque du Premier ministre”, de même invoquent-ils le “dévoiement d’un exercice de haute portée républicaine […]”.
Les députés Thierno Alassane Sall, Anta Babacar Ngom et Cie “refusent de servir de faire-valoir”, renchérit WalfQuotidien, qui utilise à sa une la même manchette que le quotidien L’As.
Le journal Le Quotidien fait observer que le Premier ministre Ousmane Sonko, attendu à l’Assemblée nationale pour répondre à des questions d’actualité, risque de se retrouver “seul avec les députés de Pastef”, le parti au pouvoir.
Le groupe Takku Wallu et les non-inscrits “assurent qu’à quelques heures de l’ouverture de la session budgétaire, aucune actualité n’est plus cruciale que le vote du budget de l’Etat, moment déterminant pour aborder des questions aussi essentielles que l’éducation, la santé, la sécurité, l’emploi et le pouvoir d’achat”, écrit L’Observateur.
Sud Quotidien revient sur le coup d’Etat militaire survenu en Guinée-Bissau où un groupe d’officiers a pris le pouvoir, alors que les résultats de la présidentielle du 23 novembre étaient attendus. “Bissau perd encore sa tête”, titre le journal sur ce sujet.
“Drôle de coup d’Etat”, titre le quotidien EnQuête, un peu suspicieux. Le journal note que le président renversé, Umaro Sissoco Embaló, ‘dit avoir été ‘arrêté’ mais a accordé des interviews à des médias”.
“Beaucoup avaient cru à une diversion, une fake news…Jusqu’à ce que le concerné lui-même en [fasse] la confirmation à Jeune Afrique”, se disant ”victime d’un coup d’Etat, tout en précisant n’avoir subi aucune violence”.
Le Soleil rapporte que lors du Conseil des ministres tenu mercredi, “le chef de l’Etat a demandé au Premier ministre de remettre le secteur privé national au centre de l’action publique et d’accélérer la refonte du pilotage et du suivi-évaluation des investissements privés”. “Elan présidentiel pour le secteur privé”, peut-on ainsi lire en première page du Soleil.
