Dakar, 9 nov (SL-INFO) – La sortie de Pape Malick Ndour a eu le mérite de rétablir la vérité là où Sonko a tenté de brouiller les lignes.
En démontant les manipulations et les contresens délibérément entretenus par le Premier ministre, Ndour rappelle une évidence :
le populisme n’est pas la gouvernance, et la victimisation n’est pas un programme.

Sonko continue d’utiliser les institutions comme des boucs émissaires, accusant tour à tour les magistrats, la presse, et désormais la diplomatie — tout sauf sa propre incompétence à gouverner.
Mais les Sénégalais ne sont plus dupes : le temps du verbe est fini, celui des résultats commence.

Un fiasco politique déguisé en triomphe populaire

Le TéraMeeting, présenté comme un moment d’unité nationale, s’est révélé être un fiasco logistique et politique.
Les images aériennes, captées par drones, montrent une foule clairsemée, malgré les millions dépensés pour transporter des militants depuis les quatre coins du pays.
L’événement, censé démontrer la force du régime, a au contraire mis en lumière sa fébrilité et son obsession de façade.

À défaut d’offrir des solutions économiques, le gouvernement offre du spectacle.
À défaut de progrès, il sert des postures.
Et pendant que le peuple souffre, les caisses publiques financent des shows politiques maquillés en “dialogue national”.

Un Premier ministre hors de sa mission

Ousmane Sonko ne se comporte ni en chef de gouvernement ni en homme d’État.
Il agit en tribun en tournée, préférant les estrades aux réunions de cabinet, les punchlines aux plans d’action.
Son mandat ressemble à une campagne sans fin, où le blâme remplace la responsabilité.

Mais la fonction de Premier ministre exige du recul, de la retenue, et un sens aigu de l’État.
En commentant des affaires judiciaires en cours, en insultant la magistrature, puis en s’improvisant juge moral de ses adversaires, Sonko franchit toutes les lignes rouges.

Une République fragilisée par le populisme

Le danger est là : quand la fonction se met au service de la posture, la République recule.
Ousmane Sonko n’est plus dans la logique de gouverner, mais dans celle de manipuler les symboles pour entretenir sa base politique.
Chaque discours devient un procès public, chaque meeting une séance de propagande contre l’État qu’il est censé diriger.

Le Sénégal mérite mieux qu’un Premier ministre qui confond la tribune et la tribune judiciaire.
La République ne peut pas continuer à être le théâtre d’un ego surdimensionné.

la République ne doit plus être en otage

Pape Malick Ndour a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : le pays est otage d’une rhétorique populiste qui détourne l’attention des vrais problèmes.
L’économie ralentit, la confiance s’effrite, les institutions se fragilisent, pendant que l’exécutif se regarde dans le miroir de sa propre mise en scène.

Il est temps de rendre à la fonction sa dignité, et au peuple sa priorité.
Car quand un Premier ministre commente la justice et gaspille les fonds publics pour des meetings d’ego, ce n’est pas la démocratie qui avance , c’est la République qui s’affaisse.…..

Baba Aidara Journaliste d’Investigation

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