Mbour, 28 nov (SL-INFO) – Dans une société où la jeunesse ne craint plus ni l’autorité, ni la sagesse, ni même l’âge, les repères s’effritent. F. Thiaw, la vingtaine, a volontairement agressé A. A. Coulibaly, de 42 ans son aînée. Il lui a occasionné une incapacité temporaire de travail de 10 jours. Son acte illustre tristement la disparition du respect dû aux aînés.

En effet, dans leur quartier, son nom revient souvent au cœur des tensions, mais cette fois-ci, F. Thiaw a depassé les bornes. Poursuivi pour violences volontaires sur sa voisine, A. A. Coulibaly, il devra patienter d’ici l’année prochaine pour connaître son sort, avec le délibéré de son procès attendu le 1er janvier 2026.

Selon la plaignante, l’incident a éclaté lorsqu’elle a dit à F. Thiaw de cesser d’envoyer ses petits-enfants lui acheter des cigarettes. « Je lui ai dit de ne plus envoyer mes petits-enfants faire ce genre de commission. Il m’a répondu : ‘Yow rek amo fi ndeyou seutt' », explique la plaignante.

Il s’en est suivi des échanges aigre-doux entre F. Thiaw et la dame. Ses amis ont tenté de le calmer, en vain. « Je lui ai dit : si tu continues d’utiliser du chanvre indien, tu n’arrêteras jamais de nous insulter. Il m’a donné deux coups et le sang a giclé », raconte A. A. Coulibaly à la barre.

Dans le quartier, F. Thiaw est décrit comme un jeune qui sème peur et trouble. Des propos repris par la plaignante, qui affirme avec colère : « Ce gosse, s’il venait à mourir, personne ne prierait pour le repos de son âme dans notre quartier. »

Le réquisitoire du procureur est sévère, visiblement exaspéré par le comportement de plusieurs jeunes jugés au cours de l’audience. Entre insolence, violence et dérapages répétés, l’affaire révèle une dérive générationnelle qui inquiète le procureur.

« Est-ce que cette société peut prétendre au développement avec une telle jeunesse ? Vous pensez que tout se règle par la violence ? Avec un tel comportement, dans 100 ans, vous n’aurez rien. Vous ne construirez même pas une chambre. Comment les gens peuvent-ils avoir espoir en vous ? Si vous n’avez pas pitié d’une personne qui pourrait être votre grand-mère, la justice, elle, n’aura pas pitié de vous », assène le procureur, qui a requis une peine de six mois de prison ferme.

F. Thiaw sera fixé sur son sort le 1er janvier 2026. Il aura le temps de méditer sur les différents actes qu’il pose au quotidien.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *