Saint-Louis, 02 Oct (SL-INFO) – Chaque octobre, le Sénégal s’habille de rose. Pourtant, le cancer du sein ne connaît pas de calendrier. Dépistage, soins, accompagnement : la bataille doit se poursuivre bien après le mois symbolique.
Comme chaque année, le Sénégal s’associe à la campagne mondiale Octobre Rose, dédiée à la lutte contre le cancer du sein. Dépistages gratuits, marches solidaires, conférences : les initiatives se multiplient tout au long du mois d’octobre.
Mais une question essentielle demeure : que reste-t-il aux femmes une fois octobre passé ?
Un enjeu de santé publique majeur
Le cancer du sein reste la première cause de mortalité par cancer chez les femmes au Sénégal. Faute d’un dépistage précoce, beaucoup arrivent à l’hôpital à un stade avancé. L’accès aux mammographies et aux oncologues reste difficile, surtout en dehors de Dakar, et les coûts de traitement pèsent lourdement sur les familles.
Des solutions durables pour le Sénégal
Pour que la lutte dépasse la symbolique d’un mois, plusieurs pistes s’imposent :
Dépistage permanent et gratuit : intégrer la mammographie dans les consultations de routine et former davantage de sages-femmes.
Centres régionaux de cancérologie : éviter la centralisation à Dakar et rapprocher les soins des populations.
Prise en charge sociale et psychologique : accompagner les femmes dans toutes les dimensions de la maladie.
Fonds national de solidarité : alléger le coût des traitements et inclure le cancer du sein dans la Couverture Maladie Universelle (CMU).
Mobilisation internationale : associer la diaspora et les partenaires étrangers pour équiper les hôpitaux et former les professionnels.
Un engagement à l’année
Octobre Rose ne doit pas être une parenthèse. La lutte contre le cancer du sein doit devenir une priorité permanente de santé publique au Sénégal.
Protéger nos mères, nos sœurs et nos filles, c’est protéger l’avenir de tout le pays.
Baba Aïdara
