Saint-Louis, 01 fév (SL-INFO) – Une vaste purge est en préparation au FBI, la police fédérale américaine, et devrait se solder par le licenciement de dizaines d’agents ayant participé aux enquêtes contre Donald Trump, ont rapporté vendredi plusieurs médias américains.
Selon CNN, plusieurs dizaines d’agents ayant enquêté sur l’assaut du Capitole par des partisans du président américain le 6 janvier 2021 font l’objet d’une évaluation en vue d’un possible licenciement.
Le choix a été donné à au moins six hauts responsables du FBI de « prendre leur retraite, démissionner ou être virés d’ici lundi », a indiqué la chaîne d’information continue.
Le Washington Post affirme pour sa part que le nombre de policiers fédéraux visés par ce projet de purge atteint « potentiellement des centaines ». Une trentaine de procureurs fédéraux ayant travaillé sur l’assaut du Capitole ont par ailleurs déjà été limogés, ajoute le journal.
D’après NBC News, plus de 20 chefs de bureaux du FBI, dont ceux de Miami et Washington, sont menacés par cette procédure.
Le ministère de la Justice a déjà renvoyé lundi plusieurs responsables qui ont joué un rôle dans les poursuites contre Trump.
Un responsable du ministère de la Justice a déclaré que ces fonctionnaires avaient été limogés parce que le ministre, James McHenry, ne pensait pas qu’on « pouvait leur faire confiance pour appliquer fidèlement le programme du président ».
« Des laquais non-élus de Trump mènent une vengeance politique généralisée contre les représentants de carrière des forces de l’ordre de notre pays », a déclaré le sénateur démocrate Dick Durbin, dénonçant « un coup dur majeur pour l’intégrité et l’efficacité du FBI et du ministère de la Justice ».
« Il s’agit d’une attaque éhontée contre l’Etat de droit qui porte également gravement atteinte à notre sécurité nationale et à la sécurité publique », a ajouté l’élu, qui siège à la commission de la justice du Sénat.
L’Association des agents du FBI, a également condamné cette possible purge. « Le licenciement de centaines d’agents affaiblirait gravement la capacité du Bureau à protéger le pays contre les menaces criminelles et de sécurité nationale, et risquerait en fin de compte d’entraîner le Bureau et sa nouvelle direction dans l’échec », a-t-elle écrit dans un communiqué.
Le procureur spécial Jack Smith, qui a instruit deux procédures pénales contre Donald Trump, a pour sa part démissionné en janvier.

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