Dakar, 29 avril (SL-INFO) – Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a profité de la commémoration nationale de la Journée des libertés lundi dernier pour lancer un avertissement à ses compatriotes qui s’adonnent à des actes xénophobes.
« Nous ne devons jamais permettre que les préoccupations légitimes de nos communautés concernant l’immigration clandestine engendrent des préjugés envers nos compatriotes africains. Nous ne devons pas permettre que ces préoccupations engendrent une xénophobie dirigée contre les personnes originaires d’autres pays africains. Nous ne permettrons pas aux gens de se faire justice eux-mêmes », a lancé le dirigeant sud-africain.
« Ces pays ont ouvert leurs frontières à nos combattants de la libération. Ils ont partagé leur pain et leurs maisons »
Il rappelle à ses compatriotes que les peuples africains ont été aux côtés de la nation arc-en-ciel au plus fort de l’Apartheid.
« Nous n’avons pas conquis la liberté seuls. Nous avons été portés par une vague de solidarité venue notamment des nations africaines. Ces pays ont ouvert leurs frontières à nos combattants de la libération. Ils ont partagé leur pain et leurs maisons. Ils ont parlé pour nous, quand nous ne pouvions pas parler pour nous-mêmes », a déclaré Ramaphosa.
Pour toutes ces raisons, les Sud-Africains devraient rejeter l’hostilité envers les ressortissants des autres pays du continent, estime le dirigeant.
« Nous devons rester fidèle à l’esprit de l’Ubuntu »
Il « est impossible et il ne faut jamais qu’il arrive » que les Sud-Africains réduisent « en poussière la fraternité africaine ayant rendu (leur) liberté possible », a prévenu Ramaphosa, appelant les uns et les autres à « rester fidèle à l’esprit de l’Ubuntu ».
Il a par ailleurs invité les migrants à respecter la société et les lois sud-africaines.
Le gouvernement, de son côté, va continuer sa lutte contre l’immigration clandestine, les entreprises employant des travailleurs sans papiers et la corruption au sein du système d’immigration, a assuré le dirigeant, non sans inviter ses compatriotes à laisser les forces de l’ordre faire leur travail au lieu de vouloir se rendre justice.
