Dakar, 30 Jan(SL-INFO) – Le Premier ministre britannique, actuellement en déplacement stratégique en Asie, a confirmé vendredi la fin des mesures restrictives imposées par Pékin à l’encontre de six parlementaires du Royaume-Uni. Cette annonce, consécutive à des échanges de haut niveau avec la présidence chinoise, a toutefois déclenché une réponse hostile de la part des élus concernés, remettant en cause la méthode diplomatique employée par Londres.

Une normalisation diplomatique revendiquée par Londres

C’est depuis Shanghai, au terme d’une visite officielle de trois jours, que Keir Starmer a officialisé la nouvelle. Selon les déclarations du chef du gouvernement rapportées par l’agence Anadolu, la Chine a levé « toutes les restrictions » qui visaient jusqu’alors quatre députés conservateurs de la Chambre des communes et deux membres de la Chambre des lords.

Le Premier ministre a indiqué que les interdictions de voyage et les sanctions associées « ne s’appliquent plus ». Pour le dirigeant britannique, premier chef de gouvernement à se rendre à Pékin depuis 2018, cette décision vient « valider » son approche diplomatique. Il a précisé avoir personnellement soulevé ce « sujet de préoccupation » lors de son entretien jeudi avec le président Xi Jinping, dans le but de favoriser des échanges ouverts sur les « questions sensibles ».

Le refus des parlementaires de servir de « monnaie d’échange »

La réaction des principaux bénéficiaires de cette mesure a pris le contre-pied de la satisfaction affichée par l’exécutif. Dans un communiqué relayé par la BBC, les députés et pairs visés ont affirmé qu’ils ne souhaitaient pas être « utilisés comme monnaie d’échange » dans le cadre de ce rapprochement bilatéral.

Loin de remercier le Premier ministre pour son intervention, ces parlementaires ont déclaré qu’ils « préféreraient rester sanctionnés » plutôt que de voir leur situation servir d’argument dans les négociations actuelles. Cette position rejoint les critiques formulées par le Parti conservateur, qui accuse Keir Starmer de « se soumettre » aux exigences de la Chine dans sa quête d’opportunités économiques pour le Royaume-Uni.

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