L’histoire du dialogue social dans l’enseignement supérieur retiendra que Seydi Ababacar Ndiaye a fait moins que le temps d’une rose à la tête du comité. Le 13 février, l’ancien secrétaire général du Saes a partagé sur sa page facebook un arrêté du ministre Daouda Ngom portant nomination de Seydi Ababacar Ndiaye comme « président du comité de dialogue social du sous-secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ».
Le mandat prévu pour 3 ans renouvelables une fois n’a duré finalement qu’une semaine. Le 19 février, le ministre Daouda Ngom publie un autre arrêté dans lequel il est dit que le Pr Lamine Guèye, est nommé président du comité de dialogue social du sous-secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Quid alors de Seydi Ababacar Ndiaye déjà nommé à ce poste ? Le nouvel arrêté ne mentionne nulle part son nom. Qu’est-ce qui s’est passé pour que Seydi Ababacar soit préféré à Lamine Guèye qui a déjà une fonction assez prenant en tant que Recteur de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba ?
La seule réaction vient de Seydi Ababacar Ndiaye. « Mes posts n’ont pas plus au Mesri », écrit-il sur facebook. Il est vrai que quelques jours avant, ce dernier a eu des posts très critiques contre le gouvernement, suite à sa conférence de presse. Dans un post du 12 février, il a tancé son collègue Daouda Ngom. « Comment un Ministre peut-il dire : ”ça passe ou ça casse”? S’il le dit après la mort d’un étudiant, doit-on comprendre que d’autres morts ne le dérangeraient pas surtout quand le belliqueux OS l’encourage à continuer? », s’interrogeait-il.
Deux jours auparavant, dans un autre post, il se faisait encore plus critique. « Corruption, infiltration, conspiration etc. Les mêmes discours que ceux d’avant ! « Les mêmes 🐶, les mêmes🐱. Le PM(il a défié les étudiants), le MESRI et le MINT doivent se démettre… ».

C’est sans doute ces messages que le Mesri a vu après coup. Il a alors décidé d’opérer une remontada. Il reste maintenant à se demander si c’est un signal de bonne gouvernance. , 23 fév (SL-INFO)
