Dakar, 24 fév (SL-INFO) – L’ancienne députée Maïmouna Sène, membre du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République (APR), n’a pas mâché ses mots face aux récentes sorties médiatiques de Robert Bourgi. Pour la proche de Macky Sall, les propos de l’avocat français ne sont que les « souvenirs d’une ère que l’Afrique moderne s’efforce de clore ».

L’ancienne parlementaire récuse fermement toute ingérence dans les affaires intérieures du pays, estimant que « vouloir s’ériger en procureur de la vie politique sénégalaise depuis le confort d’un appartement du 16ᵉ arrondissement est une insulte à la maturité de nos institutions ». Elle fustige une posture empreinte de paternalisme, rappelant que les enjeux de gouvernance nationale se traitent désormais exclusivement au sein des juridictions sénégalaises et par le peuple souverain.

Une carrière bâtie sur les « mallettes de l’ombre »

Maïmouna Sène remet radicalement en cause la crédibilité de Robert Bourgi, soulignant le contraste entre ses leçons actuelles et son passé d’intermédiaire. « Il est assez piquant d’entendre Monsieur Bourgi parler de morale ou de vérité, lui dont la carrière s’est construite sur les secrets d’alcôve et les mallettes de l’ombre », a-t-elle martelé. À ses yeux, ces révélations tardives ne sont qu’une « tentative désespérée d’exister médiatiquement » plutôt qu’une réelle quête de transparence.

En conclusion, l’honorable Maïmouna Sène dépeint un homme aigri par la perte de son influence passée. Elle décrit Robert Bourgi comme le reflet de sa propre amertume : « celle d’un intermédiaire devenu spectateur, d’un faiseur de rois déchu qui ne supporte pas que le Sénégal se passe désormais de ses services de porteur de valises ». Pour elle, l’histoire du Sénégal s’écrit désormais à Dakar, sans le concours de réseaux dont la probité reste historiquement contestée.

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