Dakar, 24 fév (SL-INFO) – La question des prélèvements jugés excessifs sur les rappels salariaux du corps enseignant a été portée devant l’Assemblée nationale. Interpellé par le député Alioune Dièye, membre du groupe parlementaire Pastef, le ministre des Finances et du Budget a dû s’expliquer sur le traitement fiscal appliqué à ces montants perçus après plusieurs années d’attente.

Le journal Sud Quotidien, consulté par notre rédaction, détaille les origines de cette situation. Initialement, les rappels versés aux enseignants, bien que correspondant à des revenus accumulés sur plusieurs années, étaient imposés comme s’ils avaient été perçus au cours d’une seule année fiscale. Cette concentration sur un unique exercice augmentait mécaniquement le niveau d’imposition, générant un sentiment d’injustice chez de nombreux bénéficiaires.

Face à la représentation nationale, Cheikh Diba a indiqué qu’une correction technique est désormais en vigueur. Le ministère a abandonné l’imposition globale immédiate au profit d’un mécanisme d’étalement. Les revenus issus des rappels sont maintenant répartis sur une période de quatre ans, en conformité avec les principes de l’unité fiscale. « Il n’y a pas de surimposition sur les rappels des enseignants », a soutenu le ministre, précisant que ce lissage permet de rétablir l’équité et correspond strictement aux règles établies une fois la ventilation effectuée.

L’intervention a également permis de lever une seconde équivoque concernant les prélèvements liés au Fonds national de retraite (FNR). Certains agents publics, en changeant de statut au cours de leur carrière, constatent de nouvelles retenues sur leurs fiches de paie. Le ministre a souligné qu’il s’agit de cotisations sociales obligatoires et non d’une charge fiscale supplémentaire. « Ce n’est pas une imposition, mais une constitution de revenus futurs », a-t-il clarifié, invitant à faire la distinction stricte entre l’impôt sur le revenu et les prélèvements destinés à garantir les droits à la retraite.

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