Dakar , 26 fév (SL-INFO) – La mine d’extraction de sables minéralisés que le groupe Eramet exploite au Sénégal va rester à l’arrêt « pour une période longue dont la durée reste indéterminée à ce stade » à la suite d’un incendie survenu le 22 février, a annoncé l’entreprise jeudi.

L’incendie, qui n’a pas fait de victime, a conduit à la mise à l’arrêt d’un des sites, interrompant l’activité de « l’ensemble du site à la fin du mois de mars 2026, pour une période longue dont la durée reste indéterminée à ce stade », déclare Eramet dans un communiqué.

« Les premières inspections conduites confirment que l’incendie est resté circonscrit aux installations de la première étape du processus de tamisage » de « l’unité de concentration humide où les minéraux lourds sont séparés du sable extrait », détaille Eramet. « Les installations de la seconde étape du procédé, notamment les spirales de séparation des sables minéralisés n’ont pas été touchées ».

L’entreprise a « notifié à ses clients et fournisseurs concernés l’activation des clauses de force majeure prévues par ses contrats ».

Elle a aussi présenté aux représentants du personnel les « premières modalités d’adaptation de l’activité liées à l’arrêt du site ». « Une évaluation des conséquences sur l’organisation des équipes est en cours afin de définir les modalités d’accompagnement adaptées », dit-elle.

Eramet, qui produit du manganèse, du nickel, des sables minéralisés et du lithium, a aussi suspendu ses objectifs de production en lien avec cette activité, promettant une « actualisation » « dès que les investigations permettront de disposer d’une meilleure visibilité et de quantifier précisément les effets » sur la production globale.

Le groupe minier français, qui a subi une perte nette de 477 millions d’euros en 2025 et connu des turbulences dans ses équipes dirigeantes, prévoit de se recapitaliser dans le courant de l’année 2026, pour « renforcer » son bilan et « préparer l’avenir ».

L’entreprise compte plus de 10.000 salariés dans 16 pays d’implantation. Elle avait indiqué mi-février avoir déprécié la valeur dans ses comptes de son activité d’extraction de sables minéralisés, à hauteur de 171 millions d’euros, en raison de la « baisse des perspectives de prix long terme sur ce marché ».

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