Dakar , 03 mars (SL-INFO) – Cinq ressortissantes nigérianes, âgées de 20 à 39 ans, ont été interpellées à Ngor-Almadies par la Brigade des mœurs pour association de malfaiteurs, traite de personnes et proxénétisme. Selon L’Observateur, qui détaille l’affaire, elles exploitaient illégalement un prétendu salon de massage qui servait, en réalité, de maison de passe. Les mises en cause ont été identifiées comme étant Ch. P. Atanda (31 ans), D. E. Joe (30 ans), E. E. Daniel (39 ans), A.-Ch. Aluma (28 ans) et M. O. Ojo (20 ans).
La même source précise que sous le couvert de cette enseigne ouverte sans autorisation, les suspectes géraient un réseau clandestin où de jeunes femmes, recrutées au Nigeria sous de fausses promesses d’emploi, étaient contraintes à la prostitution dès leur arrivée à Dakar. L’affaire a éclaté grâce au numéro vert de la Police nationale : l’une des victimes, M. O. Ojo, a alerté les autorités en dénonçant la « tenancière » présumée, Ch. P. Atanda. La géolocalisation a permis aux enquêteurs d’investir un appartement au quatrième étage d’un immeuble à Ngor, où trois des suspectes ont été surprises en train de consommer du chanvre indien.
La perquisition a confirmé l’ampleur de l’activité occulte. Les policiers ont saisi « trois cornets de chanvre indien, 27 préservatifs dont sept déjà utilisés, un emballage vide de stimulant sexuel, un spray pour stimulation sexuelle, cinq flacons d’huile de massage, trois flacons. de lubrifiant, deux jouets sexuels à usage féminin, 14 papiers de conditionnement ainsi que 11 gélules blanches semblables à de la cocaïne». L’enquête a également établi que la gestionnaire encaissait directement les revenus des passes imposées aux jeunes femmes.
Déférées au parquet, les suspectes font face à des chefs d’accusation particulièrement lourds, allant de la traite de personnes au proxénétisme, en passant par l’usage collectif de drogue et l’exercice illégal de la profession de masseuse, souligne le quotidien du Groupe futurs médias.
