Dakar, 03 mars (SL-INFO) – Le Moyen-Orient bascule dans une nouvelle ère de conflit ouvert. Une offensive militaire conjointe d’Israël et des États-Unis contre l’Iran a provoqué une escalade spectaculaire, marquée par des frappes israéliennes au cœur de Téhéran et une crise humanitaire grandissante au Liban, où des dizaines de milliers de civils ont fui leurs foyers.
Dans une démonstration de force, l’armée israélienne a annoncé ce mardi avoir frappé le « complexe de la direction du régime iranien » à Téhéran. Selon un communiqué de Tsahal, des frappes nocturnes ont visé « le palais présidentiel et le bâtiment du Conseil suprême de sécurité nationale », qualifiés de « quartier général le plus important et le plus central » du pouvoir iranien. Cette opération s’inscrit dans un contexte de guerre déclarée, Téhéran ayant déjà riposté par des tirs de missiles et de drones dans la région.
Les conséquences de cette confrontation se font cruellement sentir au Liban. L’ONU a tiré la sonnette d’alarme, annonçant qu’au moins 30 000 personnes ont déjà été déplacées. « D’importants déplacements de population sont signalés dans certaines parties du sud du Liban, dans la Bekaa et dans la banlieue sud de Beyrouth », a précisé Babar Baloch, porte-parole du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). Ces mouvements de panique font suite aux avertissements d’évacuation émis par Israël pour plus de 53 villages et à des bombardements intensifs visant, selon l’État hébreu, les positions du Hezbollah, allié de l’Iran.
Selon le HCR, si près de 30 000 personnes ont pu être enregistrées dans des abris collectifs, « beaucoup d’autres ont dormi dans leur voiture ou au bord des routes », illustrant le désarroi de la population prise au piège. L’onde de choc du conflit s’étend également : les autorités saoudiennes ont signalé une attaque de drones contre l’ambassade des États-Unis à Riyad, sans fournir de bilan dans l’immédiat.
Face à cette détérioration sécuritaire rapide, la communauté internationale réagit. La France a annoncé préparer l’évacuation de ses ressortissants les plus vulnérables. « Nous nous préparons à des affrètements de vols », a confirmé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur BFMTV, indiquant que les équipes diplomatiques établissaient des listes prioritaires pour un rapatriement imminent.
