Dakar , 04 mars (SL-INFO) – Donald Trump a déclaré mardi que les Etats-Unis avaient « presque tout détruit » en Iran, démentant s’être laissé entraîner dans la guerre par Israël.

Le président américain a cité la marine, l’armée de l’air et les systèmes de détection aérienne de l’Iran, disant que « presque tout a été détruit ».

S’exprimant aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz, premier dirigeant étranger reçu à la Maison Blanche depuis le début de la guerre avec l’Iran, le dirigeant républicain a aussi indiqué que Téhéran aurait autrement attaqué « en premier » et qu’il avait « peut-être forcé la main d’Israël » pour lancer l’opération militaire.

Dans des propos lundi le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait suggéré que les Etats-Unis étaient entrés en guerre à l’incitation d’Israël.

« Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu’ils (l’Iran) allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que ça arrive. Alors j’ai peut-être forcé la main d’Israël. Mais Israël était prêt. Et nous étions prêts », a affirmé le président américain dans le Bureau ovale.

Interrogé pour savoir qui pourrait diriger l’Iran après la guerre, il a affirmé que la plupart des responsables iraniens auxquels pensait Washington étaient morts.

« La plupart des personnes auxquelles nous pensions sont mortes (…) Et maintenant, nous avons un autre groupe (de dirigeants). Ils sont peut-être décédés aussi (…) Bientôt, nous ne connaîtrons plus personne », a dit le président américain.

Il a ajouté que le « pire scénario » pour l’Iran serait l’arrivée d’un responsable « aussi mauvais » que l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien tué dans des frappes samedi, au premier jour du conflit.

« Nous ne voulons pas que cela se produise », a-t-il dit répétant que la République islamique d’Iran représentait « le mal incarné ».

Detroit d’Ormuz

Le chancelier allemand a pour sa part espéré que la guerre s’achève le plus rapidement possible, car elle porte atteinte à l’économie internationale.

« Il est évident que cela nuit à nos économies. C’est vrai pour les prix du pétrole, et c’est vrai aussi pour les prix du gaz », a déclaré M. Merz. « C’est pourquoi nous espérons tous que cette guerre prendra fin dès que possible ».

La guerre au Moyen-Orient, région clé pour les hydrocarbures, a provoqué un choc mondial sur l’énergie, en raison notamment de la paralysie de la navigation qu’elle a entraînée dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce pétrolier.

Donald Trump a ensuite écrit sur son réseau Truth Social que la marine américaine pourrait, « si nécessaire », escorter des pétroliers dans ce détroit situé entre l’Iran et Oman.

Lors de son échange avec la presse plus tôt à la Maison Blanche, le premier depuis le début de la guerre samedi, le président américain s’était par ailleurs montré virulent avec des pays alliés, dont le Royaume-Uni.

« Je suis mécontent de Londres », qui a dans un premier temps refusé que les Etats-Unis utilisent une base militaire conjointe située dans l’océan Indien, a-t-il ainsi déclaré.

« Il nous a fallu trois, quatre jours pour décider où nous pouvions atterrir. Ca aurait été beaucoup plus pratique d’atterrir là-bas, plutôt que de voler plusieurs heures de plus. Nous sommes très surpris », a-t-il continué.

« Ce n’est pas Winston Churchill auquel nous avons affaire », a-t-il lancé.

Trump a par ailleurs menacé l’Espagne de cesser tout commerce avec elle, lui reprochant son refus de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l’Iran et ses dépenses militaires qu’il juge insuffisantes.

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