Dakar , 04 mars (SL-INFO) – Une récente enquête menée par une organisation suisse met en lumière les pratiques nutritionnelles d’une multinationale de l’agroalimentaire sur le continent africain. Les investigations portent sur la composition des farines destinées à la petite enfance et révèlent une différence de traitement par rapport aux consommateurs européens.

Selon les informations relayées par Kawtef, l’ONG suisse Public Eye a ciblé les produits pour bébés commercialisés par Nestlé, avec une attention particulière portée sur la marque Cerelac. L’étude démontre que certaines déclinaisons de ces aliments vendues en Afrique intègrent jusqu’à 15 % de sucre ajouté. En comparaison, les mêmes gammes proposées sur le marché européen en sont totalement dépourvues. Face à ces données, Public Eye dénonce l’application d’un double standard nutritionnel. L’organisation souligne que cette formulation expose les enfants africains à une accoutumance précoce au goût sucré. Les auteurs du rapport rappellent que cette consommation dès le plus jeune âge constitue un facteur de risque pour le développement de l’obésité et d’autres pathologies liées à l’alimentation.

Interpellée sur ces conclusions, la direction de Nestlé a apporté ses précisions. L’entreprise soutient que ses processus de fabrication respectent strictement les normes de nutrition internationales ainsi que les réglementations locales en vigueur. La multinationale indique également mettre à disposition des alternatives sans sucres ajoutés dans plusieurs pays. Elle réfute formellement l’existence d’un traitement différencié selon les zones géographiques, affirmant que l’ensemble de ses pratiques s’aligne sur les recommandations sanitaires mondiales.

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