Dakar, 07 mars (SL-INFO) – Le ministre saoudien de la Défense Khaled ben Salmane a appelé samedi l’Iran à la « sagesse » et l’a mis en garde contre « toute erreur d’appréciation », au moment où son pays est pris pour cible par les drones et missiles de Téhéran.
L’Arabie saoudite est le premier exportateur de pétrole au monde. La plupart de ses champs pétrolifères et de ses infrastructures sont situés le long de sa côte orientale sur le Golfe, en face de l’Iran.
« Nous avons souligné que de telles actions compromettent la sécurité et la stabilité régionales et avons exprimé l’espoir que la partie iranienne fasse preuve de sagesse et évite toute erreur d’appréciation », a écrit le prince Khaled ben Salmane sur X à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir.
Plus tôt samedi, le ministère saoudien de la Défense avait annoncé avoir détruit un missile balistique qui se dirigeait vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains.
L’agence de presse officielle saoudienne a ensuite rapporté une autre attaque de missile contre la même base, en précisant qu’elle avait également été déjouée, citant un porte-parole du ministère de la Défense.
L’agence a également fait état d’au moins 17 attaques de drones visant le champ pétrolifère de Shaybah, près de la frontière émiratie. Les drones ont été « interceptés et détruits », selon elle.
Dans un autre incident distinct, deux drones ont été interceptés à l’est de Ryad, selon le ministère de la Défense.
Mercredi, Ryad avait affirmé avoir intercepté un drone visant une importante raffinerie, celle de Ras Tanura (est), déjà ciblée lundi.
Une source proche du gouvernement saoudien avait prévenu l’AFP lundi qu’une attaque iranienne « concertée » sur les infrastructures pétrolières du pays pourrait entraîner une réponse militaire de la part de Ryad contre « les installations pétrolières iraniennes ».
Après des années d’hostilité, l’Iran, à majorité chiite, et l’Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d’un accord surprise négocié par l’intermédiaire de la Chine.
AFP
