Dakar, 09 mars (SL-INFO) – Une récente évaluation des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH) dans le district sanitaire de Mbao a mis en évidence des lacunes logistiques et infrastructurelles majeures. Les conclusions d’un diagnostic de terrain révèlent l’ampleur des difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés le personnel médical et les usagers de ces structures.

L’initiative, portée par l’ONG PACE en collaboration avec le ministère de la Santé et les autorités locales, a fait l’objet d’un atelier de restitution. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette rencontre a permis de partager les résultats d’enquêtes menées dans plusieurs structures de la commune de Diameguene Sicap Mbao, notamment le centre de santé Khadim Rassoul et les postes de santé de Taïf et de Fass Mbao. La collecte de données a mobilisé des agents de santé ainsi que diverses couches de la population par le biais de focus groupes.

L’accès à l’eau potable constitue l’un des défis les plus critiques identifiés par le rapport. Les relevés indiquent des fermetures régulières de robinets et des ruptures fréquentes d’approvisionnement. Si certains établissements tentent de pallier ces coupures grâce à des réservoirs, le dispositif reste globalement insuffisant. La situation atteint un niveau particulièrement critique dans les services de maternité. Astou Mbengue, responsable des activités communautaires au sein de PACE, précise qu’il arrive que des femmes venues accoucher soient contraintes d’apporter elles-mêmes deux grandes bouteilles d’eau pour la prise en charge médicale.

Le volet assainissement présente également des contraintes structurelles importantes. La gestion des installations sanitaires et des fosses septiques est complexifiée par la proximité de la nappe phréatique qui affleure dans certaines zones, ainsi que par les inondations récurrentes. Alassane Diawara, point focal de la prévention et du contrôle des infections du district, souligne la difficulté de traiter adéquatement les déchets infectieux et ménagers avec les moyens actuellement disponibles.

Face à ce constat, les acteurs impliqués travaillent à l’élaboration d’un plan d’action priorisé. L’objectif de cet atelier, comme le souligne Sud Quotidien, est de concevoir une feuille de route budgétisée destinée à mobiliser les ressources nécessaires auprès des partenaires institutionnels et des collectivités territoriales. Dr Ababacar Mbaye, Directeur de la recherche du Pan African Consortium of Experts (PACE), indique que cette phase pilote a vocation à être étendue à d’autres établissements si les solutions déployées parviennent à améliorer durablement la sécurité sanitaire des populations.

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