Dakar, 13 mars(SL-INFO) – L’escalade des tensions au Moyen-Orient et ses répercussions directes sur les marchés énergétiques mondiaux redéfinissent l’agenda diplomatique des grandes puissances. Dans ce contexte d’incertitude économique, les délégations de la Chine et des États-Unis s’apprêtent à ouvrir un nouveau chapitre de leurs consultations commerciales en dehors de leurs zones d’influence traditionnelles.

C’est dans la capitale française que se tiendra cette sixième série de pourparlers. Selon les informations de l’agence Anadolu, le ministère chinois du Commerce a confirmé qu’une délégation dirigée par le vice-Premier ministre He Lifeng séjournera à Paris du 14 au 17 mars. Face à lui, la représentation américaine devrait être conduite par le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. L’objectif affiché par Pékin est de poursuivre les échanges sur les questions économiques d’intérêt mutuel, en s’appuyant sur les consensus préalablement établis par les dirigeants des deux nations.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de négociations itinérantes. Les précédents cycles se sont déroulés à Genève, Londres, Stockholm, Madrid et Kuala Lumpur, permettant d’atténuer les barrières douanières bilatérales qui avaient précédemment atteint des niveaux à trois chiffres. Le rendez-vous parisien intervient également en prélude à une visite officielle de Donald Trump en Chine. La Maison-Blanche a programmé ce déplacement du 31 mars au 2 avril, bien que les autorités pékinoises n’aient pas encore officialisé ce calendrier.

L’arrière-plan de ces discussions reste fortement marqué par la crise énergétique actuelle. Depuis le 1er mars environ, la fermeture effective du détroit d’Ormuz par l’Iran a entraîné une hausse significative des cours du pétrole. Ce goulot d’étranglement stratégique voit habituellement transiter près de 20 millions de barils de brut par jour, représentant également près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.

Cette paralysie maritime découle d’une détérioration brutale de la situation sécuritaire régionale. Le 28 février dernier, des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël ont ciblé le territoire iranien. En réponse, Téhéran a déclenché une série d’attaques de représailles par drones et missiles à travers le Moyen-Orient, ciblant notamment les infrastructures de défense de pays de la région comme les Émirats arabes unis.

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