Dakar , 16 mars (SL-INFO) – Lors du vote de la loi corsant les peines contre les actes contre-nature, Thierno Alassane Sall figurait parmi les trois députés qui s’étaient abstenus. Face à la presse, ce dimanche, le président de République des valeurs a justifié sa position par un refus de céder à un «chantage» de la majorité. «Beaucoup de Sénégalais ont été surpris [d’apprendre] qu’il y a un article (319) du Code pénal qui combattait les actes contre-nature et donc l’homosexualité. À l’Assemblée nationale, contrairement à l’optique de criminalisation, cette vaste campagne s’est traduite en une vaste farce en présentant une modification de l’article 319 sous prétexte qu’il était incomplet», a d’abord rappelé le député dans des propos repris par Les Échos.
Sall de poursuivre : «Pour avoir subi cette campagne de calomnies, de diabolisation pendant des années, est-ce que je pouvais voter avec Pastef cette loi et cautionner ce revirement ? Pire, ils sont venus avec l’intention de dire aux gens, dès le départ : ‘aujourd’hui, on saura ceux qui sont contre l’homosexualité ou ceux qui sont pour’. Une forme de chantage, comme toujours avec Pastef, puisqu’ils sont dans la manipulation. Je refuse de tomber dans leur piège. C’est pourquoi, ce jour-là, je les ai mis au défi en disant : ‘je ne vote pas votre loi’.»
