Dakar, 26 mars(SL-INFO) – La gestion de la dette publique sénégalaise fait l’objet d’une nouvelle attention. Le Front Républicain de la Diaspora Sénégalaise (FRDS) s’est prononcé sur des opérations financières récentes impliquant l’État, pointant un manque de transparence dans les procédures de mobilisation de fonds.
Selon les informations relayées par IGFM, plusieurs centaines de millions d’euros ont été mobilisés via des montages financiers complexes, en marge des circuits classiques de déclaration. Bien que ces mécanismes ne soient pas intrinsèquement illégaux, ils s’accompagnent d’un déficit de communication. Le Fonds monétaire international (FMI) a d’ailleurs fait état d’un manque de données sur certaines de ces transactions.
Pour Ahmadou Bella Diallo, président du FRDS, cette situation présente un risque direct pour la crédibilité du Sénégal sur les marchés financiers internationaux. L’organisation souligne que le maintien de zones d’ombre dans la gouvernance économique pourrait altérer la confiance des partenaires et renchérir le coût de l’endettement.
Face à ces éléments, le FRDS a formellement interpellé l’Assemblée nationale. L’organisation demande aux députés d’exercer leur prérogative de contrôle afin d’obtenir des détails sur la nature exacte de ces opérations, leurs conditions financières et leurs implications à court et moyen termes.
En parallèle, le mouvement a dressé une liste de trois exigences adressées aux autorités étatiques : la publication exhaustive de tous les engagements financiers de l’État, la réalisation d’un audit indépendant de la dette, ainsi qu’une communication détaillée à l’attention des citoyens.
