Dakar, 26 mars(SL-INFO) – En tournée officielle dans les régions orientales du Sénégal, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait une halte prolongée au cœur de la plus grande aire protégée du pays. Deux ans après une victoire diplomatique et écologique majeure sur la scène internationale, les autorités redéfinissent l’approche de gestion de cet espace naturel.
Le lundi 23 mars 2026, le Dr El Hadji Abdourahmane Diouf s’est rendu dans le Parc national du Niokolo-Koba (PNNK), point central de son déplacement dans les zones de Tambacounda et Kédougou. Comme le détaille le journal Le Quotidien, cette immersion de terrain visait à évaluer l’état de ce sanctuaire de 913 000 hectares, classé patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981. L’enjeu actuel est de consolider une dynamique positive : en 2024, le parc a officiellement été retiré de la liste du patrimoine mondial en péril. Ce résultat découle d’une intensification de la lutte contre le braconnage, de la restauration des habitats naturels et d’une meilleure gouvernance environnementale.
Fort de ce statut international restauré, le gouvernement amorce une nouvelle phase où la stricte conservation s’allie à l’exploitation économique locale. Lors de son passage au poste de Dar Salam, le ministre a mis en évidence l’implication des communautés riveraines, notamment à travers le GIE Fanabara. L’objectif établi par la tutelle est d’intégrer pleinement le facteur humain à la protection de la nature. Le parc est désormais positionné comme un levier de développement économique, s’appuyant sur l’écotourisme et des activités génératrices de revenus telles que l’apiculture, le maraîchage et l’artisanat local.
L’expédition ministérielle s’est poursuivie à Simenti, site abritant les infrastructures de gestion et le Centre de recherche sur les primates. Ce vaste écosystème concentre plus de 70 espèces de mammifères et 329 espèces d’oiseaux. Au-delà de la faune, le Niokolo-Koba assure des fonctions climatiques essentielles, participant activement à la séquestration du carbone et à la protection des ressources en eau du fleuve Gambie. Face à ces données, le Dr Diouf a érigé la préservation du site en « impératif stratégique », une condition requise pour honorer les engagements climatiques du Sénégal tout en maintenant l’équilibre écologique de la région.
