Ziguinchor, 27 mars(SL-INFO) – Le climat social demeure délétère au Centre régional des œuvres universitaires sociales de Ziguinchor (CROUS/Z). Rien ne va plus entre la direction générale et le collège des délégués du personnel qui, depuis plusieurs mois, ne parviennent pas à accorder leurs violons sur plusieurs points de friction. Cette rupture de dialogue entretient une vive tension au sein de l’institution.

Réuni en sit-in ce jeudi, le collège des délégués a une nouvelle fois fustigé la gestion de l’établissement en mettant à nu d’importants dysfonctionnements. Moussa Seck, porte-parole du jour, a notamment dénoncé une opacité dans les procédures de régularisation du personnel ainsi que des retards récurrents dans le paiement des salaires. Le représentant syndical s’est également désolé du refus présumé de la direction d’exécuter certaines décisions de justice définitives.

Selon le porte-parole, cinq points majeurs motivent ce mouvement d’humeur. Les délégués dénoncent prioritairement l’absence de concertation autour de la régularisation des agents en contrat à durée indéterminée (CDI). Ils rappellent pourtant que le conseil d’administration avait recommandé la mise en place d’un comité de veille basé sur des critères objectifs tels que l’ancienneté, les compétences et les besoins du service. En lieu et place, ils s’offusquent de la publication d’une liste de vingt agents jugée « opaque », dont les modalités de sélection restent inconnues des partenaires sociaux.

Les représentants du personnel pointent également du doigt des pratiques de recrutement qu’ils estiment fondées sur des considérations familiales ou relationnelles, au mépris des règles établies par le Code du travail. À cela s’ajoute le cas emblématique de l’agent Thierno Kandé. Ce dernier aurait obtenu gain de cause devant les tribunaux après avoir contesté une mutation jugée abusive, mais les délégués affirment que la décision judiciaire tarde à être appliquée, exposant ainsi l’institution à de lourdes sanctions financières.

Enfin, les travailleurs s’insurgent contre le refus systématique d’octroi de congés pourtant sollicités dans les règles, ainsi que des dysfonctionnements persistants liés à l’Institution de prévoyance maladie (IPM). Malgré plusieurs tentatives de rapprochement pour instaurer un dialogue constructif avec la direction, le collège des délégués déplore une fin de non-recevoir systématique, laissant craindre un durcissement du conflit dans les jours à venir.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *