Dakar , 02 avril (SL-INFO) – C’est une découverte fortuite qui a tout déclenché. En fouillant le sac de sa fille, une mère domiciliée à Thiapong met la main sur deux boîtes de pilules contraceptives d’urgence déjà utilisées. Une trouvaille qui conduit, le 28 mars 2026, au dépôt d’une lettre plainte au poste de police de Nguinth, à Thiès, contre un certain A. Maiga, 23 ans, mécanicien de son état.

Au fil des auditions, les faits se précisent. La victime, N. Niang, 14 ans, élève en classe de 4e au CEM Ousmane Ngom, avoue entretenir une relation intime avec le mis en cause depuis décembre 2025.

En janvier puis en février 2026, les deux se sont retrouvés dans la chambre du jeune homme à Nasrou, où ils ont eu des rapports sexuels non protégés. Un rituel s’installe alors : après chaque rencontre, A. Maiga remet à l’adolescente une pilule du lendemain pour prévenir toute grossesse.

C’est précisément ces boîtes, conservées dans le sac de la collégienne, qui trahissent la relation. La mère, alertée par les absences à répétition et les retards scolaires de sa fille, avait décidé de fouiller ses affaires. Le pot aux roses était ainsi découvert.

Devant les enquêteurs, la mineure a assumé ses déclarations. Non seulement elle était consentante, mais elle éprouve aussi des sentiments pour  A. Maiga.

Mais le consentement d’une enfant de 14 ans n’a aucune valeur juridique. Une réquisition aux fins d’examens gynécologiques a été transmise au directeur de l’hôpital régional de Thiès.

Face aux policiers, A. Maiga reconnaît les faits, invoquant simplement son ignorance de la minorité de la victime. Un argument qui ne lui évite pas la garde à vue, où il a été placé pour pédophilie, viol et détournement de mineure.

L’enquête est ouverte et se poursuit.

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