Dakar , 02 avril (SL-INFO) – Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de promotion de la sécurité et d’amélioration des conditions de vie en milieu professionnel, la Direction générale de la Caisse de Sécurité sociale (CSS) a organisé, ces mercredi 1er et jeudi 2 avril, un atelier de formation sur la Sécurité et Santé au Travail (SST) au profit des professionnels des médias.
Cette initiative, qui s’inscrit dans la vision du Programme National en Santé et Sécurité au Travail (PNSST), vise une meilleure intégration des enjeux de prévention pour contribuer au renforcement de la performance des organisations. L’atelier se veut un cadre d’échanges pour favoriser l’appropriation de cette culture au sein des organes de presse, afin de rendre le travail plus attrayant tout en accroissant la productivité.
Le directeur de la prévention à la Caisse de Sécurité sociale, Cheikh Makebe Sylla, a indiqué que cette session cherche à outiller les journalistes sur les techniques d’identification des dangers et l’évaluation des risques.
Il a précisé que le Sénégal, membre de l’Association africaine de la prévention des risques professionnels (IAPRP), a enregistré une baisse des accidents de travail au cours des cinq dernières années, passant de 1 200 à 950 cas. Ce séminaire marque également le lancement des activités du Mois africain de la prévention, dont le thème central est : « IAPRP, 30 ans après : bilan, défis persistants et émergents de la prévention des risques professionnels en Afrique ».
Venu représenter le ministre du Travail et de la Fonction publique, Ibrahima Diallo a mis en avant l’importance d’une prévention fondée sur l’engagement politique, la responsabilité des employeurs et la participation active des travailleurs.
Si le Sénégal a fait des progrès — avec une baisse globale des accidents de 2 000 cas en 2015 à 1 300 en 2023 — M. Diallo a souligné que des défis demeurent. Le gouvernement entend renforcer son dispositif de contrôle, améliorer la collecte de données et, surtout, étendre la couverture de sécurité aux travailleurs du secteur informel. Les secteurs de l’industrie, du bâtiment et des travaux publics (BTP) restent les plus préoccupants, nécessitant une mobilisation collective accrue.
