Dakar, 03 avril (SL-INFO) – À l’aube de la sixième semaine d’affrontements, le président américain a conditionné la durée de l’offensive militaire à de nouvelles ambitions économiques. Ses récentes déclarations visent directement la gestion des ressources naturelles de la République islamique.
Selon les informations relayées par Al Jazeera, Donald Trump a suggéré, via une publication sur ses réseaux sociaux ce vendredi, de s’emparer de l’industrie pétrolière iranienne. Le chef de l’État a affirmé qu’avec « un peu plus de temps », les forces américaines pourraient « ouvrir facilement le détroit d’Ormuz, prendre le pétrole et faire fortune ».
La faisabilité logistique de cette opération n’a pas été détaillée. Le détroit d’Ormuz est actuellement bloqué par Téhéran, ce qui a provoqué une flambée des prix de l’énergie à l’échelle mondiale. Si le président américain promet une réouverture rapide de cet axe maritime stratégique, la hiérarchie militaire américaine a fait savoir qu’elle n’était pas prête à y escorter des navires commerciaux lents. Ces bâtiments constitueraient des cibles vulnérables face aux drones et missiles iraniens, dans un contexte d’escalade militaire touchant plusieurs pays du Golfe.
L’appropriation de ressources par une force étrangère contrevient à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies de 1962 sur la souveraineté permanente sur les ressources naturelles. Pour justifier son plan, Donald Trump a évoqué le modèle mis en place au Venezuela. Depuis l’enlèvement du président Nicolas Maduro en janvier par les forces américaines, l’administration de son successeur, Delcy Rodriguez, collabore avec Washington pour la vente d’importants volumes d’hydrocarbures. Le président américain a néanmoins concédé que ses concitoyens pourraient manquer de patience pour soutenir une occupation prolongée, réclamant généralement un retour rapide des troupes après la victoire.
Sur le terrain, le système de gouvernance iranien reste intact et conserve le contrôle de ses ressources, les États-Unis ne disposant d’aucune présence militaire terrestre officiellement reconnue en Iran. En parallèle, l’administration américaine a intensifié ses menaces de bombardements sur les infrastructures civiles iraniennes, mentionnant les centrales électriques et les usines de dessalement. Après la destruction d’un pont civil majeur mercredi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a assimilé ces frappes américaines aux méthodes terroristes du groupe État islamique (Daech).
