Dakar, 07 avril (SL-INFO) – À Kaffrine, la grève des transporteurs continue de perturber fortement les déplacements et les activités économiques. Dans plusieurs quartiers de la ville, usagers et conducteurs de motos Jakarta ressentent durement les effets de cette paralysie partielle du secteur des transports. Entre manque de clients, longues attentes et baisse de revenus, le quotidien devient de plus en plus compliqué pour ces acteurs du transport urbain.

Rencontré sur place, Baye Zal, conducteur de Jakarta, décrit une situation devenue préoccupante depuis le début du mouvement : « Depuis le début de la grève, notre activité tourne au ralenti. Nous restons sur place du matin au soir sans presque rien gagner, alors que c’est notre seule source de revenus pour subvenir à nos besoins. La situation est très difficile. C’est pourquoi nous appelons solennellement les parties prenantes à trouver une solution afin de permettre aux chauffeurs de reprendre le travail dans de bonnes conditions. »

Même inquiétude chez Omar, lui aussi conducteur de Jakarta. Pour lui, seule la voie du dialogue peut permettre de sortir de cette crise : « La grève n’est pas bénéfique pour le pays. Il est donc préférable que le gouvernement engage des discussions avec les syndicats du transport. Les chauffeurs ont des revendications, et l’État doit les inviter autour d’une table afin d’échanger et de trouver un consensus. Actuellement, les activités sont presque à l’arrêt, car ce sont les voitures qui acheminent habituellement les clients vers les motos Jakarta. Nous appelons ainsi le gouvernement à revoir sa position et à privilégier le dialogue avec les syndicats. »

Le cri du cœur des usagers et des acteurs locaux

Au-delà des conducteurs, ce sont aussi les populations qui subissent les conséquences de cette situation. Les déplacements quotidiens deviennent difficiles, notamment pour rejoindre les lieux de travail, les marchés ou les services essentiels. Serigne Wilane en témoigne : « La situation est très difficile et ce sont les populations qui en subissent les conséquences, car elles ne peuvent pas vaquer normalement à leurs occupations. Notre activité tourne au ralenti et il devient même difficile de subvenir aux dépenses quotidiennes. Le dialogue est donc primordial. »

Certains acteurs du secteur appellent toutefois à une reprise rapide des activités afin de soulager les usagers et relancer la mobilité locale. C’est le cas de Fallou Mangane : « La grève doit prendre fin, car la population n’arrive plus à se déplacer correctement. Concernant les motos Jakarta, nous réalisons plus de bénéfices lorsque le secteur des transports fonctionne normalement. Certains clients doivent parcourir de longues distances que les motos ne peuvent pas assurer, ou alors à un coût trop élevé. »

Sur le terrain, conducteurs comme usagers espèrent désormais une issue rapide à cette crise, à travers un dialogue entre l’État et les syndicats du transport, afin de permettre une reprise normale des activités dans la région de Kaffrine.

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