Dakar, 07 avril (SL-INFO) – La célébration de la fête de Pâques a pris une dimension à la fois spirituelle et sociale à la paroisse Notre Dame de Lourdes de Sor, à Saint-Louis. Dimanche, lors de la messe solennelle, l’Évêque du diocèse, Monseigneur Augustin Simmel Ndiaye, a livré un message dépassant le strict cadre liturgique pour aborder les crises majeures qui secouent la scène internationale et la société sénégalaise.

Selon les informations publiées par Sud Quotidien, le guide religieux a d’abord exprimé sa vive préoccupation face à la crise qui sévit au Moyen-Orient. Évoquant un conflit qui « s’étale sous nos yeux tous les jours », il a dénoncé les destructions massives et les pertes humaines incalculables. « On a même parlé de génocide », a souligné Monseigneur Ndiaye, rappelant que ces événements interpellent directement la foi des croyants. Il a ainsi exhorté les fidèles à devenir des « acteurs de paix » dans un monde fracturé, précisant que la paix divine dépasse la simple absence de guerre.

Sur le plan national, l’homélie a mis en lumière plusieurs maux qui rongent la société. L’Évêque de Saint-Louis a évoqué la dislocation des cellules familiales et les couples désunis. Il a particulièrement insisté sur la situation de la jeunesse sénégalaise, confrontée au chômage et au désespoir. Notre rédaction note qu’il a eu une pensée appuyée pour ces jeunes qui « perdent la route » en sombrant dans la drogue, ainsi que pour les personnes souffrant de maladies chroniques. Pour le prélat, le message de la résurrection doit apporter une espérance à toutes ces personnes qui se trouvent « un peu dans le tombeau ».

Enfin, Monseigneur Ndiaye a tenu à clarifier le sens de l’effort spirituel post-Carême. Si la période de jeûne et d’abstinence matérielle est fixée à quarante jours, il a rappelé que cette démarche se veut avant tout pédagogique. La quête spirituelle et la nécessité de se nourrir de la parole divine doivent, selon lui, se poursuivre tout au long de l’année. Une invitation adressée aux fidèles pour maintenir les sacrifices consentis bien au-delà de la période pascale.

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