Dakar, 14 avril (SL-INFO) – Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, s’est prononcé sur la controverse entourant la fondation « Premières Dames ». Il appelle à une évolution du cadre juridique de ces entités pour garantir leur transparence et leur pérennité au-delà des régimes en place.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le défenseur des droits de l’homme plaide pour une institutionnalisation formelle des fondations portées par les épouses de chefs d’État. Cette démarche vise à offrir un ancrage étatique qui éviterait les abandons de projets d’envergure liés aux changements politiques.

Pour illustrer les limites du modèle actuel, Seydi Gassama s’appuie sur le précédent de l’hôpital de Ninéfécha, érigé dans la région de Kédougou sous l’impulsion de Viviane Wade. D’après Sud Quotidien, cette infrastructure ultramoderne, autrefois présentée comme un projet phare, a été délaissée après le départ du pouvoir d’Abdoulaye Wade en 2012. L’activiste rappelle que du matériel médical très coûteux y a été laissé en ruine par manque de continuité institutionnelle.

Aujourd’hui, l’établissement a subi une rétrogradation sévère. La même source précise qu’il opère désormais sous le simple statut de poste de santé communal. Son effectif est drastiquement réduit et ne compte plus que trois personnes : un infirmier chef de poste, une sage-femme et un agent préposé à la vente des médicaments.

Face à ce constat, l’institutionnalisation réclamée permettrait, comme l’indique Sud Quotidien, de sécuriser les investissements initiaux et d’assurer une gestion pérenne des ressources, indépendamment de l’influence des seules figures politiques de passage.

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