Dakar , 16 avril (SL-INFO) <p><strong>Par Cheikh CAMARA (Correspondant à Thiès)</strong></p> <p>L’édition 2026 d’Agora/Penc AfrikaJom Center, sous le thème « La souveraineté en question », organisée ce jeudi 16 avril 2026 à Dakar, a servi de tribune à l’ancien maire de Thiès et ex-ministre conseiller du président Macky Sall, pour recadrer les « populistes ».</p> <p>A Alioune Tine, fondateur d’AfrikaJom Center et organisateur de la rencontre, et aux panélistes et invités, Talla Sylla a choisi d’être bref, car « l’heure n’est plus aux longs discours, mais à la lucidité ». Avant de rappeler l’article 3 de la Constitution sénégalaise qui est formel : « La souveraineté appartient au peuple. »</p> <p>C’est, dit-il, un « principe sacré ». Mais « aujourd’hui, nous avons l’obligation de faire une distinction vitale entre la souveraineté, qui est une responsabilité, et le souverainisme populiste, qui est une illusion. Le souverainisme populiste crie dans la rue. La véritable souveraineté, elle, construit dans le silence de l’effort. Ne confondons pas l’agitation avec l’action ».</p> <p>Selon Talla Sylla « en parcourant les thèmes de vos panels aujourd’hui, je vois la feuille de route de notre véritable indépendance. Car soyons clairs : il n’y a pas de souveraineté nationale qui tienne sur la mendicité internationale. On ne décrète pas l’indépendance sur une estrade politique ; on la cultive dans nos champs pour nourrir notre peuple et on la forge en maîtrisant notre propre monnaie ».</p> <p>Pour l’ancien maire de Thiès, « la souveraineté ne se limite plus à la défense de nos frontières physiques. Vous parlez d’Intelligence artificielle et vous avez raison. Le nouveau colonisateur ne viendra plus par bateau, il viendra par les algorithmes. Si nous ne contrôlons pas nos propres données et notre technologie, nous serons les serfs numériques du XXIe siècle ».</p> <p>Ceci pour dire que « la souveraineté n’est pas un slogan à scander pour chauffer les foules ou gagner des élections. C’est une somme de compétences à maîtriser, d’institutions à consolider et d’innovations à dompter ».</p> <p>In fine, Talla Sylla est d’avis qu’il est temps de reprendre le mot « souveraineté » des mains des démagogues pour le confier aux bâtisseurs.</p>
