Dakar, 14 juil (SL-INFO)-Face aux nombreuses critiques suscitées par sa présence avec sa famille lors du déplacement des Lions à la Coupe du monde 2026, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, est sorti de son silence pour apporter des précisions.
Invité à s’expliquer sur ce voyage, le patron du football sénégalais a assumé avoir embarqué avec son épouse et ses enfants à bord du vol spécial affrété pour la délégation. Il affirme toutefois que cela ne s’est fait au détriment ni des joueurs ni de l’encadrement.
Des retrouvailles familiales pour la Tabaski
Pour justifier cette décision, le président de la FSF a évoqué des raisons d’ordre privé liées au calendrier :« J’ai voyagé avec ma femme et mes enfants dans le vol spécial. Mes enfants vivent aux États-Unis. J’ai voulu qu’on les retrouve pour qu’on passe la Tabaski ensemble en famille. Il y avait 287 places dans l’avion. Nous avons donné toutes les places business aux joueurs. Et nous nous sommes installés derrière. »
Abdoulaye Fall a également indiqué qu’il n’avait rien fait d’inhabituel, rappelant que sa famille l’a déjà accompagné lors de plusieurs compétitions internationales. « J’ai toujours voyagé avec ma famille. En Égypte, au Cameroun, à Singapour, en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté.
Mise au point sur les primes et sa situation personnelle
Le président de la FSF a aussi tenu à répondre aux accusations concernant les avantages financiers dont il aurait bénéficié depuis son arrivée à la tête de l’instance. Il a apporté une nuance importante sur les sommes perçues : « Je n’ai pas perçu de primes, sauf la prime de la Présidence et les 19 millions. Sinon, depuis que je suis là, je n’ai pas perçu de primes. »
Enfin, Abdoulaye Fall a insisté sur sa situation personnelle, expliquant qu’il n’avait pas besoin de solliciter les ressources de la Fédération pour certaines dépenses. « En toute modestie, j’ai été le fonctionnaire le mieux payé dans ce pays. Il y a des choses que je peux faire moi-même. Je ne compte pas sur la Fédération », a-t-il conclu.
