Dakar, 17 août (SL-INFO) – La dame M.F. a comparu ce lundi devant le tribunal d’instance de Thiès pour répondre des faits de coups et blessures volontaires (CBV) ayant occasionné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 15 jours sur son époux.

À la barre, la prévenue a reconnu avoir blessé son mari, mais a livré sa version des circonstances. Elle affirme lui avoir porté un coup à la tête avec un diffuseur alors qu’elle était malade et que son époux avait voulu avoir des rapports sexuels avec elle malgré son refus.

Selon son récit, après avoir refusé en raison de son état de santé, son mari s’est déshabillé et a tenté de la contraindre. Elle soutient qu’il l’a également cognée contre le lit. C’est dans ces circonstances, explique-t-elle, qu’elle s’est révoltée, avant de saisir un diffuseur posé sur sa coiffeuse pour lui porter un coup à la tête.

La prévenue a également indiqué que lorsque les voisins sont intervenus après avoir entendu la dispute, ils ont trouvé son mari nu.

À la barre, ce dernier a toutefois livré une tout autre version des faits. Selon lui, l’incident est parti d’une dispute autour d’un sachet de lait caillé. Il affirme que sa femme s’est mise à l’insulter et que, lorsqu’il lui a demandé d’arrêter, la situation a dégénéré. C’est à ce moment, selon lui, qu’elle lui a porté un coup à la tête avec le diffuseur.

Le mari a réclamé 250 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.

Après les débats, le procureur de la République a requis l’application de la loi.

Le tribunal a finalement déclaré M.F. coupable de coups et blessures volontaires sur son époux. Elle est condamnée à trois mois de prison, dont un mois ferme, ainsi qu’à une amende de 50 000 FCFA.

La prévenue devra également verser 100 000 FCFA de dommages et intérêts à son époux.

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