Dakar, 19 août (SL-INFO) – L’ex-Première dame de la Gambie, Tuti Faal, a assisté le weekend dernier au Congrès de la diaspora du National People’s Party (NPP), à Seattle aux Etats Unis. Elle a, à l’occasion, exhorté les Gambiens à rester unis et à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de leurs chapelles politiques. 

« Mes chers compatriotes gambiens, la politique n’est pas synonyme de luttes intestines ou de querelles. Nous sommes frères et sœurs. Quiconque remporte une élection est choisi par Allah et quittera ses fonctions le moment venu. Alors, pratiquons la politique dans la civilité et la convivialité », a déclaré l’ex-employée de GAMTEL. 

Il était « parfois dur dans ses propos »

Elle dit avoir toujours œuvré pour l’union des Gambiens, même si son époux de l’époque sortait parfois des clous. Il était « parfois dur dans ses propos », mais je l’exhortais à « rester courtois envers le peuple », a déclaré Tuti Faal.  Elle se souvient avoir accueilli l’opposant Hamat Bah à la State House après sa défaite à la Présidentielle de 1996.

Les anecdotes sur Hamat Bah et Ousainou Darboe

Quelques semaines avant le scrutin, ce dernier jurait de battre Jammeh dans les urnes et de s’installer à la Présidence pour déguster le thé de Tuti Fall.  « Quand Jammeh a remporté les élections, je lui ai dit que j’allais inviter Hamat Bah, à prendre le thé avec nous à la State House. Il a accepté et Hamat a été invité. Nous avons pris le thé avec lui, plaisanté un peu puis il est reparti » se souvient l’ex-Première dame. 

Elle s’est également remémorée avoir discuté avec l’opposant historique Ousainou Darboe lors d’une rencontre impromptue à Bakau. « Je me souviens d’être allée dans une boutique à Bakau quand quelqu’un est entré et m’a dit que Ousainou Darboe attendait dans la voiture à l’extérieur. Je suis sortie, je l’ai salué et nous avons échangé quelques mots. C’est un aîné et on nous apprend à respecter nos aînés. La politique ne doit pas nous diviser. Nous ne devons pas nous battre ni nous entretuer pour elle. La Gambie nous appartient. Nous ne devons pas la diviser. Menons notre politique avec retenue, patience et discipline », a-t-elle exhorté.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *