Dakar, 1er sept (SL-INFO) – ​La deuxième session extraordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale est officiellement ouverte. La séance a enregistré la présence de 106 députés, atteignant ainsi largement le quorum requis pour siéger. « L’Assemblée est dans les conditions requises pour délibérer valablement », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, avant de prononcer l’ouverture officielle de la session, convoquée par le décret n° 2026-1530 du 24 août 2026 signé par le président de la République.

​L’ordre du jour unique de cette session extraordinaire porte sur la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre. Le président de l’Assemblée nationale a toutefois précisé qu’aucune notification officielle n’a encore été transmise au Parlement concernant la date exacte de cette prestation.

​Il a rappelé que, conformément aux dispositions en vigueur, le président de la République dispose de la faculté de proposer une date dans les huit jours suivant la convocation de la DPG. « Contrairement à la pratique habituelle, nous n’avons pas reçu de correspondance dans ce sens venant du président de la République », a-t-il expliqué.

​En l’absence de cette notification préalable, le président de l’institution parlementaire estime que l’Assemblée peut légitimement s’appuyer sur les prérogatives de son règlement intérieur, notamment son article 22.

​Celui-ci définit la composition et les compétences de la Conférence des présidents, qui réunit le président et les vice-présidents de l’Assemblée nationale, les présidents de commission, le rapporteur général de la commission des Finances, ainsi que les présidents de groupes parlementaires et les représentants des non-inscrits. Cette instance est compétente pour fixer le calendrier des travaux en commission comme en séance plénière.

​Selon le président de la Chambre haute du débat démocratique, ces dispositions serviront de cadre pour organiser la séance consacrée à la Déclaration de politique générale. L’ordre du jour étant unique, la session extraordinaire sera clôturée immédiatement après l’intervention du chef du gouvernement.

​Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la stricte application des textes pour éviter toute interprétation susceptible d’alimenter d’inutiles frictions politiques : « Il n’y a pas de tiraillement, il n’y a pas de tension. Il y a le fonctionnement normal des institutions », a-t-il affirmé.

​Pour étayer son propos, il a convoqué l’expérience politique française, rappelant les trois périodes de cohabitation vécues par l’Hexagone (1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002) pour démontrer que des majorités politiques distinctes n’entravent en rien la continuité de l’État.

​« Je ne voudrais pas aujourd’hui qu’on essaie de tromper les Sénégalais en tentant d’installer une crise qui n’existe pas », a-t-il conclu, avant de convoquer immédiatement la Conférence des présidents pour arrêter le calendrier.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *