Dakar, 8 sept (SL-INFO) – Nommé le 25 mai 2026, Ahmadou Al Aminou Lô, le Premier ministre sénégalais, se présentera, ce mardi 8 septembre 2026, devant le parlement pour faire sa Déclaration de politique générale (DPG).  Cet exercice  au cours duquel il exposera  sa véritable feuille de route s’annonce explosif, dans un contexte politique de «désaccord profond» entre Ousmane Sonko, leader de la majorité parlementaire (Pastef), et le Président de la République, Diomaye Faye.

Les modalités d’organisation du débat son déjà connues. Il s’agit de 240 minutes de débats, soit quatre heures. Ce temps de parole, qui ne comprend pas la présentation du Premier ministre, est reparti en deux tours. Au premier tour, les députés disposeront de 185 minutes, contre 55 minutes au second tour.

Le Pastef (majorité parlementaire  130/165) disposera de 145 minutes au premier tour et 43,5 minutes au second. Au même moment, les députés non-inscrits arrivent en deuxième position, avec un temps de parole fixé à 20 minutes au premier tour et 6,1 minutes au deuxième. Me Aissata Tall Sall et ses paires du groupe Takku Wallu Sénégal bénéficieront de 20 minutes au premier tour et 4,65 minutes au second.

Les grands enjeux de  la DPG

Au regard du contexte social tendu, avec la tenue d’une première manifestation contre la cherté de la vie samedi à Dakar, Al Aminou Lô devrait consacrer une grande partie de son discours sur les mesures sociales et  économiques prévues par son gouvernement.

Autre actualité brûlante : la crise financière. Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus le 1er septembre 2026 à un accord technique crucial pour un programme d’aide financière de 2,2 milliards de dollars (environ 1 245 milliards de FCFA) s’étalant sur trois ans (période 2026-2029). Cet accord au niveau des services intervient après de longs mois de tensions suite à la découverte d’une dette publique «cachée» de l’ancien régime, réévaluée à plus de 130 % du PIB.

Si le gouvernement dit avoir opté pour un «Plan de traitement de la dette», le Pastef continue de  croire qu’il s’agit d’un jeu de mots pour refuser d’admettre qu’une restructuration a été actée avec le FMI. Le parti d’Ousmane Sonko a même prévenu que le «débat se fera», tout en brandissant implicitement la menace  d’une motion de censure du gouvernement.

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