Dakar, 06 Mai (SL-INFO) – Dans une publication sur X ce mercredi, le fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, dresse un constat préoccupant de la vie politique sénégalaise, marquée selon lui par une « bataille de tous contre tous ». Aussi appelle t-il à dépasser les égos et le court-termisme.
« La bataille de tous contre tous, c’est l’impression qui se dégage aujourd’hui dans la “cacophonie” au sein du parti au pouvoir et au sein de l’opposition », écrit-il, estimant que cette situation doit être replacée dans une crise plus large des démocraties représentatives à travers le monde.
Évoquant des parallèles internationaux, il cite notamment les États-Unis, la France et la Russie, tout en appelant à la prudence dans les comparaisons. Sur le cas sénégalais, il note : « la situation qui règne à Pastef fait penser à l’histoire de Poutine et Medvedev, sauf que Diomaye n’est pas Medvedev et le Sénégal n’est pas la Russie ».
Il mentionne également la Guinée-Bissau comme contre-exemple régional, où les tensions institutionnelles ont conduit à une instabilité durable, tout en rappelant que « le Sénégal, démocratie reconnue, n’a rien à voir avec la Guinée-Bissau ».
Pour Alioune Tine, le problème est structurel et repose sur deux défis majeurs : « comment partager le pouvoir et comment sortir du piège court-termiste d’une logique électoraliste », qui empêche, selon lui, la construction d’un État stratège tourné vers le long terme et l’intérêt national.
Il ajoute un second point central : « la question du leadership et des égos, souvent surdimensionnés ».
Et d’ajouter : « Je pose ça ici. On n’a pas le choix, il faut qu’on se réinvente par le débat d’idées. »
