Dakar, 23 oct (SL-INFO) – À l’occasion du lancement des travaux de construction d’unités modernes de transformation de poisson à Élinkine et Cap Skirring, hier jeudi 22 octobre 2026, les femmes transformatrices, pêcheurs et responsables professionnels ont exposé à la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, ainsi qu’à la FAO, les principales difficultés qui freinent encore le développement de la filière halieutique en Casamance.

​À Cap Skirring, les femmes transformatrices ont demandé la réhabilitation de la chambre froide en panne, la construction d’une usine de glace et un meilleur accès au financement. Les pêcheurs ont plaidé pour l’installation de pontons, le renforcement du balisage maritime et davantage d’espaces dédiés aux activités du secteur. Les GIE ont, quant à eux, insisté sur l’élargissement de la route menant au quai, la création d’une unité de transformation, d’une usine de farine de poisson et la mise à disposition d’une ambulance pour les évacuations d’urgence.

​À Élinkine, les femmes transformatrices ont réclamé l’achèvement complet des infrastructures en cours, la sécurisation du site, le développement de la pisciculture, l’acquisition d’équipements de meilleure qualité ainsi que des moyens logistiques et financiers adaptés. Elles ont également dénoncé l’absence d’une usine de glace, qui oblige les pêcheurs à supporter d’importants coûts de transport. Le Conseil local de pêche artisanale (CLPA) a pour sa part mis en avant les besoins en équipements de conservation, l’amélioration de l’alimentation électrique et le renforcement de l’accompagnement des femmes.

​Réagissant à ces préoccupations, la ministre Amy Mara Dièye a souligné que les nouvelles unités modernes permettront d’améliorer les conditions de travail, de réduire les pertes post-capture, d’accroître la qualité des produits halieutiques et de créer davantage de revenus et d’emplois pour les femmes et les jeunes. Elle a également appelé les acteurs à préserver durablement les ressources halieutiques face aux effets du changement climatique et à la pression exercée sur les stocks de poissons.

​La Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et Représentante par intérim au Sénégal, Bintia Stephen Tchicaya, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à accompagner les communautés bénéficiaires. Selon elle, ces infrastructures contribueront à améliorer les conditions de travail des femmes, à renforcer leur autonomisation économique, à réduire les pertes post-capture et à créer de nouvelles opportunités au profit des jeunes.

​Tout en saluant ces engagements, les acteurs de la pêche de Cap Skirring et d’Élinkine espèrent désormais que ces investissements seront complétés par des réponses concrètes à leurs doléances, notamment en matière de conservation du poisson, d’accès au financement, d’équipements et d’infrastructures d’appui.

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