Dakar, 24 sept (SL-INFO) – La lutte sénégalaise et la lutte française renforcent leurs liens. Une convention de partenariat a été signée ce mercredi à l’ambassade du Sénégal à Paris entre les deux fédérations, avec pour ambition de développer les échanges, la formation et la préparation des athlètes. La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur du Sénégal en France, des responsables des deux entités, ainsi que de plusieurs athlètes, entraîneurs et cadres techniques.

Le président de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), Bira Sène, a salué la portée de cet accord qui constitue, selon lui, bien davantage qu’une simple formalité administrative : « La signature que nous apposons aujourd’hui sur cette convention est bien plus qu’une formalité. Elle traduit une volonté commune de rapprocher davantage nos deux institutions et de mettre nos expériences respectives au service du développement de la lutte et de notre jeunesse. Le Sénégal et la France entretiennent des relations historiques et profondes. Le sport constitue naturellement un espace privilégié pour renforcer ces relations », a-t-il déclaré.

​Échanges, formation et cap sur Dakar 2026

​Le partenariat prévoit notamment le développement d’échanges entre athlètes, entraîneurs, arbitres et cadres techniques des deux pays. La formation des cadres, l’organisation de stages et de camps d’entraînement, la préparation des compétitions internationales ainsi que le partage d’expériences en matière d’organisation et de développement sportif figurent parmi les principaux axes de cette coopération.

​Pour la FSL, l’objectif est également de renforcer la pratique de la lutte olympique et du beach wrestling, tout en continuant à préserver et à valoriser le patrimoine culturel exceptionnel porté par la lutte traditionnelle sénégalaise : « Notre objectif est clair : faire de la lutte sénégalaise une discipline encore plus structurée, plus performante et davantage ouverte sur le monde », a souligné Bira Sène.

​Cette convention intervient dans un contexte particulièrement stratégique pour le sport national, à l’approche de l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Pour les responsables sénégalais, cette échéance constitue une occasion unique de renforcer les capacités nationales et de consolider les échanges avec des partenaires internationaux.

​Un partenariat vivant inscrit dans la durée

​Au-delà de la signature officielle, les deux institutions souhaitent inscrire leur collaboration dans la durée et privilégier des actions concrètes. Le président Bira Sène a insisté sur la nécessité de faire de cette convention un « partenariat vivant », fondé sur des échanges réguliers et des réalisations communes : « Aujourd’hui, nous ne signons pas simplement une convention. Nous ouvrons une nouvelle page de coopération, d’échanges, de partage et d’amitié entre nos deux fédérations », a-t-il affirmé.

​De son côté, Lize Legrand, présidente de la Fédération française de lutte, assure que cette coopération vise à développer les stages, les rencontres sportives, la formation et les échanges de compétences, tout en créant davantage d’opportunités pour la jeunesse. Selon elle, « la lutte peut être un formidable ambassadeur » de la Francophonie et contribuer à resserrer les liens entre la France et le Sénégal.

​À travers cet accord, les deux nations entendent ainsi consolider les ponts entre leurs communautés sportives et offrir de nouvelles perspectives d’avenir aux acteurs de la discipline.

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